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August 10 Un petit mot de remerciementsNotre aventure est maintenant terminée, mais avant de laisser ce blog au chaud jusqu' à notre prochaine vadrouille, on tenait à écrire un dernier message, de remerciements cette fois-ci, à toutes les personnes rencontrées durant ces mois de voyage, et avec lesquelles nous avons passé de tres bons moments: Nic, Dave, Sarah et Tom avec qui nous avons partagés 3 jours d'aventure au Pérou accompagnés par Alvaro, les sympathiques Adelio et Delfina au Salar d'Uyuni, Marion et Seb et notre virée à 4 sur la route des vins au Chili, Paul et Séverin et leur entrain politique, les tres sympathiques gérants de l'Hostal La Torre sur l'île de Chiloë où l'on se sent comme à la maison, Julien et Sophie avec qui nous avons passés la frontière Chili-Argentine et passés quelques jours en Patagonie, Sylvain et Anne-Hélène que nous avons croisés le 1er jour du voyage puis à plusieurs reprises rapides avant de se poser ensemble quelques jours à Bariloche, Mario le gérant de notre auberge à Mendoza qui a réussi à me faire faire du parapente, Damien et Hélène rencontrés en Patagonie et avec qui nous avons parcouru le Nord Ouest argentin à bord de notre Gol rouge, Anne et Jean-Pascal eux-même en tour du monde et qu' on croisera dans plusieurs pays d'Asie, Nina et Jérôme avec qui on aura partagé une croisière sous la pluie battante et quelques jours à Luang Prabang, les moines du Laos ouverts à la discussion sans porter de jugement, la joyeuse bande de laotiens nous ayant invités à leur fête pour le Nouvel An, Virginie et nos galères de vélo et scooter au Cambodge, Lin et sa maman qui nous on fait faire une ballade inoubliable en barque à Chau Doc , le groupe d'étudiants rencontrés à HoChiMin ville et notre journée cuisine, notre gentille et surtout tres patiente couturière de Hoi An au Vietnam, le sourd mais néanmoins tres jovial Mr Lac Than à Hué et ses délicieux nems à confectionner soi-même, les différentes femmes des tribus rencontrées à Sapa et leur hospitalité, bien sûr Michel, le papa d'Alex et sa famille chinoise, Chuong Mei, Emma et Nei nei qui nous ont accueillis à bras ouverts et que nous espérons revoir bientôt, Song Dan et sa patience à nous apprendre le chinois, et ses sympathiques amis qui nous ont fait découvrir le mattia et le KTV, Marie et Nico avec qui nous avons passés un séjour génial en Mongolie accompagnés par Ogie et "Raymond" ......On en oublie sûrement au passage, désolés... Certains se retrouveront en images dans la vidéo ci-dessous. Nous n'avons malheureusement pas la photo de tout le monde.... On remercie aussi toutes les personnes nous ayant suivis tout le long du voyage, plus particulièrement nos proches qui à travers leurs messages nous ont montrés que nous n'étions pas "oubliés" au fil des mois... Un dernier mot à Bénabar, la musique choisie pour cette vidéo: ces photos, plus personnelles, ne ressemblent cette fois-ci à aucunes autres... August 08 Into the wild...La Mongolie est une destination particulière pour les backpackers. L'absence de véritables transports en communs et de structures pour le tourisme en rend l'accès difficile. La solution la plus simple est de faire le tour des Guest House d'Ulaan-Bataar qui proposent des packages ou des excursions a la carte avec chauffeur, guide, etc... et de trouver des covoyageurs par le biais de petites annonces et/ou avec la chance. De notre côté pour pousser la chance on a parcouru le net pour former laborieusement notre petit groupe de 4. Et c'est encore une fois la chance qui m'a fait rencontrer deux suédois à Kunming qui m'ont parlé de la GuestHouse par laquelle nous sommes passés pour organiser notre séjour. Comme quoi le chat noir n a pas toujours de la malchance .... C'est donc à Pékin qu'on fait la rencontre de Nico et de Marie et le courant est tout de suite bien passé entre nous. Nous voici donc tous les 4 dans notre compartiment 'Soft Sleep' du transmongolien. Le trajet est plutôt sympathique malgré les 5 heures d'attente à la frontière. Le paysage de natures aux fenêtres est bien loin du modernisme de la capitale chinoise. On ne prend pas trop le temps de visiter la capitale Mongole à notre arrivée, et dès le lendemain, accompagnée d'Ogie notre guide-cuisinière et de Raymond (son vrai nom étant imprononçable) notre chauffeur, nous voici parti à la découverte du pays de Chinggis Khaan (enfin juste le sud et le centre) J1- A moins de 30 minutes de la capitale, on quitte déjà la civilisation. Derrière les fenêtres de notre combi 4x4 de fabrication Russe, le paysage qui s'offre à nos yeux est beau et serein. A perte de vue s'étendent des plaines et collines verdoyantes où galopent des chevaux sauvages et paissent des troupeaux de chèvres. Parfois, à quelques mètres, un rapace prend son envol dans cette immensité. Un cavalier mongol, cowboy du fareast mène ses bêtes vers l'un des rares points d'eau. On croise quelques gers, habitation typique mongole, plus proche d'une tente que d'une maison. Anachronisme amusant, certains sont équipés d'un panneau solaire et d'une parabole; on n'échappe pas au progrès... Et lorsqu'on coupe le moteur pour marcher un peu, c'est une incroyable musique de silence qui accompagne nos pas. Non seulement le paysage, mais tout ce qui nous entoure est extraordinaire. De plus près la végétation n'est pas si luxuriante, des millions de mauvaises herbes qui essaient de pousser sur un sol aride. Mais quand on regarde l'ensemble, on a l'impression d'être dans un désert vert. On visite un ancien monastère dont il ne reste que quelques pierres. Ici, des arbres chétifs ont réussi à grandir, un peu, mais leur espérance de vie nous semble bien ténue car la rivière qui les nourrissait s'est asséchée depuis plusieurs années. Le soir, spectacle atypique, alors que l'un se couche et l'autre se lève, le soleil et la lune se font face l'espace d'un instant. Le rendez-vous est donné, le 1er aout, une éclipse éteindra une journée mongole pendant quelques minutes. J2 - Aux aurores, après notre sandwich chocolat, kiri, pomme, tomate (no comment sur la nourriture mongole...), on reprend la piste pour plusieurs heures de bosses, de creux et de virages poussiéreux. Doucement les collines se fondent dans la plaine et les touffes d'herbes s'effacent laissant place à un sol sec et rocailleux. L'horizon est parfois aussi plat qu'un océan et notre regard porte si loin que l'on devinerait presque la courbe de notre planète. Le maigre relief qui subsiste au loin n'offre que des couleurs ocre et sable. La vie se raréfie, les habitations solitaires beaucoup moins présentes, et mis à part les carcasses nettoyées par les charognards et blanchies par le soleil, on ne croise que des chameaux. On arrive dans la plus grande ville du Sud: Dalandzadgad, 15300 âmes. Je comprends vraiment la population qui préfère vivre dans un simple gers car j'ai rarement vu ville aussi triste. On visite les 3 petites pièces du musée local qui contient des restes d'os de dinosaures et quelques jolies pièces culturelles. On est tous impatient d'entrer dans le plus grand désert du monde: le Gobi. J3- Le petit-déjeuner est toujours une surprise: ce matin sandwich nutella, omelette, bacon reconstitué avec sa petite déco tomates-concombres. J'ai hâte de découvrir celui de demain! On sort de la ville et le paysage aussi ne cesse de nous surprendre. Décor d'une autre planète, au loin dominent des montagnes rocheuses et sombres, presque noires... On s'aventure dans ce relief ou l'on est accueilli par des dizaines d'espèces de marmottes sifflant à notre passage. Préservée à l'ombre, la montagne garde précieusement quelques souvenirs de l'hiver: un maigre glacier. C'est assez étrange de voir ce morceau de glace au cœur du désert. On reprend la route, chaotiquement, car notre véhicule souffre de la chaleur et on doit lui accorder quelques pauses. Le paysage continue sa métamorphose et le sable vient jouer son rôle dans ce spectacle. Peinture surréaliste que ce décor à 3 plans: d'abord la plaine verte, puis les dunes ensoleillées et enfin la montagne sombre surplombée par un ciel nuageux magnifique. Etape du soir dans un camp de nomades troublée par le pleur des chameaux et arrosée d'airag (lait de jument, yark ça arrache!) J4 - Réveil sous le ger et petit-déj sans nouvelles surprises gustatives (dommage...) C'est à dos de chameau, callés plutôt confortablement entre les bosses que l'on part se promener dans la matinée. Ballade tranquille rythmée par les flatulences de nos montures. Pas très dociles entre nos mains, Nico et moi parviendront tout de même à obtenir quelques foulées un peu plus dynamiques. Alors que le soleil décline, on part gravir les 300m de dunes de sable qui dominent notre campement. Arrivés au sommet, le panorama est impressionnant. C'est comme si une bande de sable infinie coupait en deux ce désert de plaines. On redescend en courant et on déclenche une mini avalanche qui produit des vibrations sous nos pieds et surtout une musique lente et envoutante, comme le souffle d'un digeridoo: le chant des dunes. J5 - Nuit plus difficile, perturbée par les plaintes des vaches. On reprend la route sous un soleil de plomb pour arriver à un véritable oasis au milieu du désert. Petit lac, presque aussi profond qu'une flaque ou poussent quelques arbustes. Au loin, des rocs de terre rouge s'enflamment au coucher du soleil. Le soir, plus un souffle de vent et le lac devient aussi lisse qu'un immense miroir au reflet parfait. J6 - Très longue journée de route. C'est aussi ça la Mongolie: de longues heures de "tape-cul" au paysage monocorde. Mais tout doucement le panorama se transforme. Au matin dans le désert, on arrive le soir au milieu de plaines et de montagnes vertes où coulent de nombreux ruisseaux. C'est un peu avec cette image que j'imagine l'Ecosse. On est accueilli par une famille de nomades qui élèvent des yaks, vaches miniatures aux longs poils. Pas de lait de jument (ouf!) mais le fromage n'est pas des plus raffinés: très fort, très sec. Le ciel chargé nous amène notre premier orage et on s'endort avec la musique de la pluie sur le toit de notre ger et le grondement des éclairs. J7 - Les chevaux mongols sont à l'image des yaks, assez petits. La selle mongole quant à elle n'est qu'une planche de bois recouverte d'un maigre tapis et après quelques chevauchées j'entends déjà les plaintes de mon coccyx. Loin des "chevaux-moutons" qu'on a pu avoir lors de précédentes expériences, mon fidèle compagnon est un vrai bonheur à "piloter" et écoute parfaitement mes directives, ou presque. Je me voyais galoper cheveux et crinière au vent au cœur de la steppe, mais je n'irai pas plus vite que le trot car à chaque accélération je glisse dangereusement vers l'arrière. Le paysage est toujours aussi somptueux, et quelques arbres viennent s'accrocher au flanc du relief, ce soir, ce sera feu de camp. On campe dans un endroit presque isolé, presque je dis bien, car des nuées de mouches et de moustiques viennent nous harceler. J8 - Nos montures sont reparties avec leur guide, il est temps pour nous d'user nos souliers. La ballade sera courte jusqu'à notre prochain campement et toujours accompagnée de nombreuses mouches, j'ai l'impression d'être un troll. Surpris par la pluie on s'arrête dans le ger d'une famille de nomades. Ils sont cinq à vivre dans cette petite maison à la pièce unique. 3 lits, quelques meubles et une cheminée centrale qui sert de chauffage centrale et de cuisinière. Voilà presque tout ce qui compose cette modeste habitation. Le feu est alimenté avec les bouses de vaches séchées, bel exemple de recyclage. La maitresse de maison nous offre du fromage aussi dur qu'une pierre agrémenté d'une espèce de beurre 100% matière grasse (Faut vraiment que la France vienne au secours de la Mongolie pour leur apprendre l'art du fromage) Après la pluie on grimpe (seulement les hommes) au sommet de la montagne qui surplomble notre campement. Le panorama à 360° qui s'offre à nous est juste grandiose: à perte de vues, dans toutes les directions, collines, montagnes, plaines et lacs et pas un signe de la présence de l'homme. J9 - On continue notre petite marche dans les bois assortis de passages bien boueux. Après 3h, on retrouve notre chauffeur, toujours tout sourire et c'est en chanson qu'il nous conduit à notre prochaine étape. Au cœur de la montagne, au milieu d'une crevasse s'écoule une petite cascade aux faux airs de cenote mexicains. L'étape aurait pu être parfaite si le temps avait été un peu plus ensoleillé et que nous avions pu en profiter pour nous baigner... et nous laver... Dans le camp les enfants viennent jouer aux cartes avec nous et semblent trop heureux de finir notre dessert. Ils ont la mine toute crassouille, le visage bruni par le soleil et les joues rougies par l'hiver. Ils essaient de nous apprendre à compter dans leur langue mais c'est déjà impossible de répéter leur prénom, alors compter.... J10 - On roule jusqu'à l'ancienne capitale de l'empire mongole: Karakorum. On visite le monastère bouddhiste Erdene Zuu fondé au 16è siècle. Ce qui nous amène vraiment à la conclusion que l'on ne vient pas en Mongolie pour ses villes ou pour ses sites historiques, mais bien pour ses splendides paysages. Le soir, l'orage vient détruire complètement notre campement. Le vent casse 2 des arceaux de notre tente (déjà pas bien en forme) et souffle complètement celle de Nico et Marie. Bonne crise de rire sous la pluie, le vent et le sable: la douche devient urgente. J11 - Longue, très longue journée de route pour retourner sur Ulaan Bataar. On s'en met plein les yeux, une dernière fois, de jolis paysages avant de retourner dans la morne capitale.
La Mongolie est un voyage unique et différent. Avec ces routes difficiles, ces véhicules russes en piteux état, le confort plus que rudimentaire des campemants, la nourriture pas vraiment raffinée (...) je déconseille la destination à ceux qui rêvent de vacances tranquilles et reposantes. Passioné des villes et des technopoles passe également ton chemin, à voire la grise et triste capitale on comprend pourquoi le taux d'alcoolemie de la population est si élevée. Mais si vous voulez vous en mettre plein les yeux de paysages infinis et magnifiques, si vous voulez vivre une expérience rare et pourtant si simple, n'hésitez pas... Et on termine en musique: July 28 suite et (j'espere fin) des aventures du Gato Negro...On aurait du publier ce billet, il y a une dizaine de jours mais quelques soucis de connexions en Mongolie. Donc voici la fin de nos aventures chinoises et bientôt le récit de notre supere sejour Mongole. Arrivés à Pékin par le train avec 1h de retard, on coure vers l'ambassade de Mongolie pour faire établir notre visa. Pas de chance (ou comme d'habitude), le bureau ferme à 11h et on est devant à 11h15. On se dit que ce n’est pas trop grave car c'est ouvert le lendemain (vendredi) et qu'on ne part que le mardi. Mais non, ce vendredi là est LE jour férié mongol et les bureaux sont donc fermés. Conclusion, il sera normalement impossible de faire faire notre visa lundi matin pour l'après-midi. On commence à échafauder des plans de rattrapage, si on annule le train, qu'on prend un avion, etc... Mais notre visa chinois expire bientôt et on finit par se dire qu'on va devoir prendre un retour Paris plus tôt que prévu. On discute finalement avec une personne de l'ambassade qui comprend notre situation et nous dit que si on vient lundi matin première heure, ce sera possible de récupérer notre passeport dans l'après-midi. Tout sourire nous voici donc 9 heures tapantes le lundi matin à l'ambassade. L'infortune continue: l'informatique est en panne et donc impossible d'avoir notre visa dans la journée. Les nerfs lâchent, on essaie de trouver des solutions, on nous dit que c'est éventuellement possible à la frontière mais on n’a pas trop envie de prendre ce risque car qu'est-ce qui se passe si on franchit la frontière chinoise et qu'à la douane mongole ils ne peuvent pas faire notre visa? On est coincé dans le "No mans land" sans possibilité de retour en Chine? Et finalement notre bonne étoile arrive sous l'apparence de l'informaticien. Et c'est du train, déjà en Mongolie que je rédige ce dernier billet chinois... Avant notre dernière étape dans la capitale chinoise, nous avons fait une petite incartade à notre itinéraire prévu pour visiter la ville de XiAn et surtout le mausolée de l'empereur Qin. La ville est plutôt agréable en particulier le quartier musulman, avec ses petites ruelles de commerçants, de restaurants et sa mosquée. Bien différente des mosquées du moyen orient ou d'Afrique du Nord, celle-ci est un mélange d'architecture chinoise et de tradition arabe. Comme beaucoup de mosquées, elle dégage une atmosphère de quiétude et de recueillement. Calligraphie chinoise et arabe se mêlent, le minaret est une pagode, ca me rappelle dans une moindre mesure la Mesquita de Cordoba ou différentes religions s'entremêlent. Direction le mausolée de l'empereur Qin plus connu sous le nom de l'armée de terracota. Il y a 3 sites à visiter et on commence par le deuxième. Là je me dis qu'on s'est un peu foutu de nous, car c'est un immense terrain de fouille archéologique ou il n'y a que des restes de statues. Et sous vitrine quelques soldats qu'on peut admirer de près. La finition des sculptures est vraiment splendide. On se dirige vers les 3éme site, beaucoup plus petit que le précédent. On peut tout de même y apprécier des soldats en bon état, bien que beaucoup aient perdu leur tête, et 4 chevaux. On termine par le meilleur et là pour le coup c'est vraiment impressionnant, un immense hangar ou trône une armée de milliers d'hommes et de dizaines de chevaux. Il y aurait plus de 6000 statues au total. On les observe en contre plongée, il est dit qu'aucune statue n'a la même expression de visage. Face à ce travail de titan on se demande combien d'hommes et d'années il aura fallu pour achever cet ouvrage. Une nouvelle nuit dans le train nous conduit à notre ultime étape chinoise. La météo est assez étrange dans la capitale: il y a comme un voile brumeux qui empêche la visibilité au delà de 400m. Comme un filtre et je peux regarder le soleil en face sans lunettes. Bizarre! La pollution peut être. Il parait qu'une journée à respirer l'air de Pékin équivaut à fumer 70 cigarettes... L'atmosphère JO est bien présente et y'a pas une pub sans le logo Beijing 2008. On aura passé plus de 2 jours en formalités administratives, du coup on a surtout fréquenté le métro qui n'est pas trop mal bien qu'on y privilégie les places debout. On a tout même visité très rapidement la cité interdite. Ville dans la ville, ancien lieu de vie des empereurs et de leur concubines, j'ai trouvé l'endroit impressionnant par sa taille mais trop restauré. Ca sentait trop le neuf et du coup un manque cruel d'authenticité. Juste en face de la cité, la place Tiananmen qui a certainement plus de valeur pour son histoire que pour son architecture car il n'y a vraiment rien d'autre à voir qu'une place... Je vais aussi passer rapidement sur la description du Lama Temple, considéré comme la plus grande lamasserie de Chine, nous on y a vu qu'une attraction touristique. Mais Pékin vaut largement le détour pour sa merveille du monde: la muraille de Chine. Il y a plusieurs endroits pour la visiter et on a décidé d'abandonner le lieu le plus visité pour faire un treck de 4h (oui oui c'est plus un treck qu'une promenade) entre Jinshaling et Simatai. On a beau l'avoir vu dans des films ou en photo, c'est vraiment plus qu'impressionnant. Gigantissime est le mot qui conviendrait peut être. D'un coté la Chine de l'autre la Mongolie intérieure, sur la crête des collines et sur des kilomètres, se dresse la muraille. Elle épouse parfaitement le relief et c'est de nombreuses marches que l'on doit monter et descendre. Environs tous les 200m se trouvent une petite tour de garde où il fait bon se reposer à l'ombre. Le paysage de vertes collines qui nous entourent est agréable mais on ne parvient pas à détacher les yeux du mur, immense colonne vertébrale qui s'étend au delà de notre regard. Voici quelques clichés de celle qui mérite bien sa place parmi les nouvelles merveilles du monde: On termine donc la Chine en beauté mais on part avec un sentiment mitigé. Je ne conclus pas comme d'habitude avec un résumé sur le pays, je vous en ai déjà dit pas mal lors de notre premier billet à Kunming mais sur une petie série de pourquoi:
July 12 Un peu moins de lecture...Pas trop de blabla pour ce billet. d'abord une petite vidéo (montez le son):
Et la fin de notre quiz: BackPackQuiz The Last Les règles ont un peu changé (le détail est dans le quiz), mais vous verrez qu'il y a 10 questions (donc 10 points). Pas obligé d'être le plus rapide tout le monde peut avoir le score maximum. Il y a juste une date butoire: fin juillet. Si vous bloquer sur une question, vous pouvez toujours valider "vierge", vous passerez à la question suivante. Et pour éviter des réponses au hasard vous ne saurez pas au fur et à mesure si vous avez bon ou non à telle ou telle question. Vous aurez juste un score finale! Si vous avez des questions ou réclammations, vous savez où écrire. Voilà bonne chance et surtout bon amusement. Rappel des derniers scores: Xax et Mel sont à égalité avec Seb et Sev : 13 points July 10 y'a les bonnes rencontres et y'a les autres...On passe 2 jours dans la très agréable petite ville de FengHuang. Vieille citée coupée en 2 par une rivière ou reposent vieilles demeures et quelques pagodes. Sur le bord de l'eau, de nombreuses femmes lavent leur linge à l'ancienne à côté d'autres qui vident des poulets ou nettoient des cuisses de cochon pendant que les touristes chinois naviguent en barque. Marcher dans ces rues piétonnes ne manque pas de charme et on se régale de la spécialité sucrée de la région: une espèce de guimauve au gingembre. Il y a une autre spécialité mais qui nous a fait moins envie: de nombreux établissements sont ornés de têtes de cochon toute plates comme si elles avaient été passées sous le fer à repasser. On dirait des masques de porc... étrange! La nuit la ville montre un visage complètement différent et se transforme en une guirlande de noël (dans le sens négatif du terme). Tous les toits se parent de couleur électrique et flashy et les bars envoient la musique à fond. L'arrivée à ZhangJiaJie est assez difficile: on veut se rendre au village et personne ne comprend le mot cun (village) et les bus indiqués dans le lonely planet à la sortie de la station de train ne semblent pas exister. On s'arrête plusieurs fois dans la ville pour essayer de trouver notre chemin et des attroupements de curieux se forment chaque fois autour de nous. Un premier jeune vient nous aider mais il parle chinglish donc impossible à avoir des infos (je ferai un paragraphe plus tard sur le chinglish c'est assez marrant...). Enfin une bonne âme à l'anglais plus que correct nous accompagne jusqu'au terminal de bus et même jusqu'au village. On décide de suivre notre nouveau compagnon qui connait un endroit pas cher. L'endroit en question est un hôtel délabré (on peut même dire pourri) qui coute 2 à 3 fois plus cher que tout ce qu'on a eu auparavant en Chine. Mais tous les hôtels indiqués dans notre guide sont encore plus cher et on décide de rester dans ce truc digne d'un film d'épouvante. Bien entendu on apprendra plus tard que notre "bonne âme" s'est bien sucrée sur notre dos... Pour continuer dans les mauvaises expériences, le diner du lendemain soir est surtaxé. Prix spécial LaoWei, quasiment 3 fois plus cher que ce dont on avait l'habitude. Voici donc nos conseils: pour votre logement, toujours aller voir plusieurs hôtels ! Il y a des prix affichés et vous êtes en basse saison? Divisez le prix par 3 et faites marcher la concurrence. Pour la nourriture, demandez les prix avant, négocier aussi (oui oui même la bouffe), si un plat vous plait pas dites le, ne le mangez pas et ne le payez pas. En fait tout ce que vous ne feriez pas en France, vous pouvez le faire en Chine et comme ça pas de mauvaises surprises à l'addition. On finit par passer pour des chieurs et des gens méfiants mais c'est à cause de ce genre de mauvaises rencontres. Dernière recommandation: sortez la tête de votre guide! Enfin, ce n’est pas ça qui a mené notre route dans ce village. Celui-ci est à la lisière du site de WuLingYuan. Assez difficile à décrire, essayez d'imaginer une forêt de pics vertigineux. Entre ces arbres de pierres coulent des rivières végétales de feuillus et d'épineux. Ajouter une touche de mysticisme avec la brume qui vient parfois caresser les rochers et vous aurez une petite idée de l'endroit. Pourtant j'étais assez sceptique au début: beaucoup, beaucoup de touristes (toujours chinois). Moi qui pensais qu'ils n'aimaient pas trop la marche et puis j'ai compris: le site est pourvu de quelques téléphériques, il y a aussi des navettes de bus, et enfin pour ceux qui veulent tout de même prendre les chemins piétonniers sans se fatiguer il existe des chaises à porteur! Si si comme à l'ancienne et c'est assez horrible de voir ces 2 pauvres bougres souffrir pour porter ces fainéants. Du coup dans les montées on s'est retrouvés assez souvent seuls. D'en haut les panoramas sont vraiment magnifiques, de voir ces hauteurs de rocs ça doit être un rêve pour les escaladeurs, perso j'ai eu plus d'une fois les jambes molles (vertige quand tu nous tiens!!) Après 9 heures de marche, épisode assez comique, on croise 2 autres non-chinois et on rit de voir que nous ne sommes pas seuls... On ne peut pas profiter d'une deuxième journée sur le site: il pleut des cordes du matin au soir! Après toutes les mauvaises critiques lues sur le temple de Shaolin je n'avais plus trop envie de m'y arrêter mais l'étape nous permet de ne pas avoir 2 jours continus de transport. On aurait peut être pas du! Nous voici donc à ZhengZhou, ville importante située non loin du berceau du KungFu. Suivant les conseils de notre guide on va d'abord visiter le temple Taoist de ZhongYue qui est encensé pour son atmosphère authentique et paisible. Ca pour être paisible c'est tranquille mais l'intérêt du site est vraiment limité voire nul et qui plus est il est en travaux (faudra aussi qu'on m'explique pourquoi on vous fait payer plein pot un site ou la moitié des bâtiments est en travaux!!!) Après 3 ou 4 personnes nous indiquant des chemins différents (oui il faut aussi savoir que les chinois ne savent pas dire "je ne sais pas" et préfèrent vous dire n'importe quoi) on retourne au terminal de bus. De là on négocie un taxi pour se rendre au temple. Un jeune qui parle anglais vient nous aider (toi mon gars je te vois venir). Il monte avec nous dans le taxi et nous dit qu'il connait un hôtel, "désolé on dort pas là", puis un restaurant, "navré, on a déjà mangé", et enfin se propose d'être notre guide, "pas besoin on a notre super Lonely Planet"! Aucune de ces combines ne prenant, une fois arrivée et de mèche avec le chauffeur il nous certifie que le prix que nous avons négocié est pour une personne et non 2. Grosse grosse prise de tête avec les 2 "maffieux", on se bat pas pour les 1€50 de plus qu'il nous réclame mais pour le principe, juste pour une question d'honnêteté. Ne lâchant pas prise on finira par payer (nb: ne jetez jamais l'argent à la tête d'un chinois, ils n’aiment pas ca et vous vous faites très vite encadrer par tous ces potes qui n'aiment pas ça non plus). Conclusion: rajouter aux conseils plus haut de bien formuler le prix du taxi et à savoir si c'est le prix pour la voiture ou par personne (oui c'est pas facile de le dire en chinois mais personne ne parle anglais et ceux qui le parlent essaient de vous entuber). Sinon quand c'est possible prenez un taxi avec compteur à moins de 2 yuans du km c'est très bon marché. Passé ce mauvais épisode qui a bien failli se conclure en KungFu, nous voici sur le parvis du temple. Pas de doute le tourisme a bien pourri l'endroit que j'imaginais solennel et préservé. Ecrans géants, magasins en veux tu en voila, voiturettes électriques, bienvenue à KungFuLand! Le show auquel on assiste est quand même bien sympa et très impressionnant bien que je n’ai pas compris le truc du mec qui avec une aiguille crève un ballon situé derrière une vitre, c'est un moine Shaolin ou David Blaine??? (Pour ceux qui ne connaissent pas David Blaine voir ici ou la). Sinon les gamins sont vraiment stupéfiants de souplesse et d'agilité. On a particulièrement apprécié celui avec la technique du singe! Le temple en lui même est sans plus, très restauré ou très neuf. Ils restent tout de même quelques vieilles peintures murales assez sympathiques... Ce post n'est pas très enjoué envers les chinois, mais comme je dis à So c'est 3 ou 4 mauvaises rencontres sur 2 milliards de personnes. Et comme elle me répond: "on a eu ces expériences malchanceuses dans des endroits que tu as choisi ! ". Mettons ça sur le compte du retour en force du Gato Negro. Et pour remonter la côte de popularité chinoise voici une petite anecdote: Kunming, 2h30 du mat, me voilà dans ce bar bruillant pour essayer de regarder le match France-Italie. Je veux commander une bière et ce chinois à côté de moi me fais signe que non. Je comprends pas très bien ce qu'il me veut et voilà 12 bières qui arrivent. Il en boit 2 avec sa copine puis part en m'offrant tout le reste. Après coup je me suis fait quelques amis avec des bières que j'avais même pas payé. Beaucoup de chinois ont été très généreux avec nous. Kunming tu nous manques... Enfin le résultat du vote (à ma surprise) donne la pub gagnante. Et bien profitez bien des 2 petites secondes ou vous la verrez: |
Merci de votre visite !
°°wrote:
Merci à vous de nous faire partager ces merveilleuses photographies.
Bonne continuation dans vos voyages !
Pr: Marie Laure Mahé
17 Mar.
JPL2A
wrote:
Depuis le temps que je regarde votre blog, je n'avais pas encore contribué à votre Livre d'Or.
Que dire de plus que ce qui a déjà été dit!
Les photos et les textes sont super et ça donne vraiment envie. Bonne continuation et pour l'occasion je vous souhaites de bonnes fêtes de fin d'année à l'autre bout du monde.
Amusez vous bien Jean-Paul
14 Dec.
Patrice Bertrandwrote:
Je ne sais pas ce que ça va donner, je viens de découvrir "le livre d'or"
Bisous mes enfants et bon treck
5 Dec.
Stephanie LOZANOwrote:
Salut Solvenne et coucou aussi a ton cheri ke je ne connais pas lol
Le blog est super et donne envie de faire la même chose que vous.
Juste un petit mot pour te dire qu'on pense à toi comme même si t'es loin.
Sinon mon dernier jour à LH est le 20/11/07 et effectivement je pars dans le sud pas aussi loin que vous mais bon c'est aussi une aventure pour moi.
je te laisse mon adresse e mail si tu veux me faire un petit coucou de temps ce sera avec plaisir.
Pleins de bonnes choses pour vous et bonne continuation
A bientot stephanie
13 Nov.
Xavier Hazanewrote:
Deuz!!
Si la course a la pole position continue ici, et bien je suis aussi de la partie!! :))
Et comme c'est un livre d'or, allons y gaiement: on ne le diras pas assez souvent
Alex mon poussin, So ma poulette... meme si vous nous manquez, vous assurez!!
BIG BISOUS
Xav et Mel
11 Nov.
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