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August 10 Un petit mot de remerciementsNotre aventure est maintenant terminée, mais avant de laisser ce blog au chaud jusqu' à notre prochaine vadrouille, on tenait à écrire un dernier message, de remerciements cette fois-ci, à toutes les personnes rencontrées durant ces mois de voyage, et avec lesquelles nous avons passé de tres bons moments: Nic, Dave, Sarah et Tom avec qui nous avons partagés 3 jours d'aventure au Pérou accompagnés par Alvaro, les sympathiques Adelio et Delfina au Salar d'Uyuni, Marion et Seb et notre virée à 4 sur la route des vins au Chili, Paul et Séverin et leur entrain politique, les tres sympathiques gérants de l'Hostal La Torre sur l'île de Chiloë où l'on se sent comme à la maison, Julien et Sophie avec qui nous avons passés la frontière Chili-Argentine et passés quelques jours en Patagonie, Sylvain et Anne-Hélène que nous avons croisés le 1er jour du voyage puis à plusieurs reprises rapides avant de se poser ensemble quelques jours à Bariloche, Mario le gérant de notre auberge à Mendoza qui a réussi à me faire faire du parapente, Damien et Hélène rencontrés en Patagonie et avec qui nous avons parcouru le Nord Ouest argentin à bord de notre Gol rouge, Anne et Jean-Pascal eux-même en tour du monde et qu' on croisera dans plusieurs pays d'Asie, Nina et Jérôme avec qui on aura partagé une croisière sous la pluie battante et quelques jours à Luang Prabang, les moines du Laos ouverts à la discussion sans porter de jugement, la joyeuse bande de laotiens nous ayant invités à leur fête pour le Nouvel An, Virginie et nos galères de vélo et scooter au Cambodge, Lin et sa maman qui nous on fait faire une ballade inoubliable en barque à Chau Doc , le groupe d'étudiants rencontrés à HoChiMin ville et notre journée cuisine, notre gentille et surtout tres patiente couturière de Hoi An au Vietnam, le sourd mais néanmoins tres jovial Mr Lac Than à Hué et ses délicieux nems à confectionner soi-même, les différentes femmes des tribus rencontrées à Sapa et leur hospitalité, bien sûr Michel, le papa d'Alex et sa famille chinoise, Chuong Mei, Emma et Nei nei qui nous ont accueillis à bras ouverts et que nous espérons revoir bientôt, Song Dan et sa patience à nous apprendre le chinois, et ses sympathiques amis qui nous ont fait découvrir le mattia et le KTV, Marie et Nico avec qui nous avons passés un séjour génial en Mongolie accompagnés par Ogie et "Raymond" ......On en oublie sûrement au passage, désolés... Certains se retrouveront en images dans la vidéo ci-dessous. Nous n'avons malheureusement pas la photo de tout le monde.... On remercie aussi toutes les personnes nous ayant suivis tout le long du voyage, plus particulièrement nos proches qui à travers leurs messages nous ont montrés que nous n'étions pas "oubliés" au fil des mois... Un dernier mot à Bénabar, la musique choisie pour cette vidéo: ces photos, plus personnelles, ne ressemblent cette fois-ci à aucunes autres... August 08 Into the wild...La Mongolie est une destination particulière pour les backpackers. L'absence de véritables transports en communs et de structures pour le tourisme en rend l'accès difficile. La solution la plus simple est de faire le tour des Guest House d'Ulaan-Bataar qui proposent des packages ou des excursions a la carte avec chauffeur, guide, etc... et de trouver des covoyageurs par le biais de petites annonces et/ou avec la chance. De notre côté pour pousser la chance on a parcouru le net pour former laborieusement notre petit groupe de 4. Et c'est encore une fois la chance qui m'a fait rencontrer deux suédois à Kunming qui m'ont parlé de la GuestHouse par laquelle nous sommes passés pour organiser notre séjour. Comme quoi le chat noir n a pas toujours de la malchance .... C'est donc à Pékin qu'on fait la rencontre de Nico et de Marie et le courant est tout de suite bien passé entre nous. Nous voici donc tous les 4 dans notre compartiment 'Soft Sleep' du transmongolien. Le trajet est plutôt sympathique malgré les 5 heures d'attente à la frontière. Le paysage de natures aux fenêtres est bien loin du modernisme de la capitale chinoise. On ne prend pas trop le temps de visiter la capitale Mongole à notre arrivée, et dès le lendemain, accompagnée d'Ogie notre guide-cuisinière et de Raymond (son vrai nom étant imprononçable) notre chauffeur, nous voici parti à la découverte du pays de Chinggis Khaan (enfin juste le sud et le centre) J1- A moins de 30 minutes de la capitale, on quitte déjà la civilisation. Derrière les fenêtres de notre combi 4x4 de fabrication Russe, le paysage qui s'offre à nos yeux est beau et serein. A perte de vue s'étendent des plaines et collines verdoyantes où galopent des chevaux sauvages et paissent des troupeaux de chèvres. Parfois, à quelques mètres, un rapace prend son envol dans cette immensité. Un cavalier mongol, cowboy du fareast mène ses bêtes vers l'un des rares points d'eau. On croise quelques gers, habitation typique mongole, plus proche d'une tente que d'une maison. Anachronisme amusant, certains sont équipés d'un panneau solaire et d'une parabole; on n'échappe pas au progrès... Et lorsqu'on coupe le moteur pour marcher un peu, c'est une incroyable musique de silence qui accompagne nos pas. Non seulement le paysage, mais tout ce qui nous entoure est extraordinaire. De plus près la végétation n'est pas si luxuriante, des millions de mauvaises herbes qui essaient de pousser sur un sol aride. Mais quand on regarde l'ensemble, on a l'impression d'être dans un désert vert. On visite un ancien monastère dont il ne reste que quelques pierres. Ici, des arbres chétifs ont réussi à grandir, un peu, mais leur espérance de vie nous semble bien ténue car la rivière qui les nourrissait s'est asséchée depuis plusieurs années. Le soir, spectacle atypique, alors que l'un se couche et l'autre se lève, le soleil et la lune se font face l'espace d'un instant. Le rendez-vous est donné, le 1er aout, une éclipse éteindra une journée mongole pendant quelques minutes. J2 - Aux aurores, après notre sandwich chocolat, kiri, pomme, tomate (no comment sur la nourriture mongole...), on reprend la piste pour plusieurs heures de bosses, de creux et de virages poussiéreux. Doucement les collines se fondent dans la plaine et les touffes d'herbes s'effacent laissant place à un sol sec et rocailleux. L'horizon est parfois aussi plat qu'un océan et notre regard porte si loin que l'on devinerait presque la courbe de notre planète. Le maigre relief qui subsiste au loin n'offre que des couleurs ocre et sable. La vie se raréfie, les habitations solitaires beaucoup moins présentes, et mis à part les carcasses nettoyées par les charognards et blanchies par le soleil, on ne croise que des chameaux. On arrive dans la plus grande ville du Sud: Dalandzadgad, 15300 âmes. Je comprends vraiment la population qui préfère vivre dans un simple gers car j'ai rarement vu ville aussi triste. On visite les 3 petites pièces du musée local qui contient des restes d'os de dinosaures et quelques jolies pièces culturelles. On est tous impatient d'entrer dans le plus grand désert du monde: le Gobi. J3- Le petit-déjeuner est toujours une surprise: ce matin sandwich nutella, omelette, bacon reconstitué avec sa petite déco tomates-concombres. J'ai hâte de découvrir celui de demain! On sort de la ville et le paysage aussi ne cesse de nous surprendre. Décor d'une autre planète, au loin dominent des montagnes rocheuses et sombres, presque noires... On s'aventure dans ce relief ou l'on est accueilli par des dizaines d'espèces de marmottes sifflant à notre passage. Préservée à l'ombre, la montagne garde précieusement quelques souvenirs de l'hiver: un maigre glacier. C'est assez étrange de voir ce morceau de glace au cœur du désert. On reprend la route, chaotiquement, car notre véhicule souffre de la chaleur et on doit lui accorder quelques pauses. Le paysage continue sa métamorphose et le sable vient jouer son rôle dans ce spectacle. Peinture surréaliste que ce décor à 3 plans: d'abord la plaine verte, puis les dunes ensoleillées et enfin la montagne sombre surplombée par un ciel nuageux magnifique. Etape du soir dans un camp de nomades troublée par le pleur des chameaux et arrosée d'airag (lait de jument, yark ça arrache!) J4 - Réveil sous le ger et petit-déj sans nouvelles surprises gustatives (dommage...) C'est à dos de chameau, callés plutôt confortablement entre les bosses que l'on part se promener dans la matinée. Ballade tranquille rythmée par les flatulences de nos montures. Pas très dociles entre nos mains, Nico et moi parviendront tout de même à obtenir quelques foulées un peu plus dynamiques. Alors que le soleil décline, on part gravir les 300m de dunes de sable qui dominent notre campement. Arrivés au sommet, le panorama est impressionnant. C'est comme si une bande de sable infinie coupait en deux ce désert de plaines. On redescend en courant et on déclenche une mini avalanche qui produit des vibrations sous nos pieds et surtout une musique lente et envoutante, comme le souffle d'un digeridoo: le chant des dunes. J5 - Nuit plus difficile, perturbée par les plaintes des vaches. On reprend la route sous un soleil de plomb pour arriver à un véritable oasis au milieu du désert. Petit lac, presque aussi profond qu'une flaque ou poussent quelques arbustes. Au loin, des rocs de terre rouge s'enflamment au coucher du soleil. Le soir, plus un souffle de vent et le lac devient aussi lisse qu'un immense miroir au reflet parfait. J6 - Très longue journée de route. C'est aussi ça la Mongolie: de longues heures de "tape-cul" au paysage monocorde. Mais tout doucement le panorama se transforme. Au matin dans le désert, on arrive le soir au milieu de plaines et de montagnes vertes où coulent de nombreux ruisseaux. C'est un peu avec cette image que j'imagine l'Ecosse. On est accueilli par une famille de nomades qui élèvent des yaks, vaches miniatures aux longs poils. Pas de lait de jument (ouf!) mais le fromage n'est pas des plus raffinés: très fort, très sec. Le ciel chargé nous amène notre premier orage et on s'endort avec la musique de la pluie sur le toit de notre ger et le grondement des éclairs. J7 - Les chevaux mongols sont à l'image des yaks, assez petits. La selle mongole quant à elle n'est qu'une planche de bois recouverte d'un maigre tapis et après quelques chevauchées j'entends déjà les plaintes de mon coccyx. Loin des "chevaux-moutons" qu'on a pu avoir lors de précédentes expériences, mon fidèle compagnon est un vrai bonheur à "piloter" et écoute parfaitement mes directives, ou presque. Je me voyais galoper cheveux et crinière au vent au cœur de la steppe, mais je n'irai pas plus vite que le trot car à chaque accélération je glisse dangereusement vers l'arrière. Le paysage est toujours aussi somptueux, et quelques arbres viennent s'accrocher au flanc du relief, ce soir, ce sera feu de camp. On campe dans un endroit presque isolé, presque je dis bien, car des nuées de mouches et de moustiques viennent nous harceler. J8 - Nos montures sont reparties avec leur guide, il est temps pour nous d'user nos souliers. La ballade sera courte jusqu'à notre prochain campement et toujours accompagnée de nombreuses mouches, j'ai l'impression d'être un troll. Surpris par la pluie on s'arrête dans le ger d'une famille de nomades. Ils sont cinq à vivre dans cette petite maison à la pièce unique. 3 lits, quelques meubles et une cheminée centrale qui sert de chauffage centrale et de cuisinière. Voilà presque tout ce qui compose cette modeste habitation. Le feu est alimenté avec les bouses de vaches séchées, bel exemple de recyclage. La maitresse de maison nous offre du fromage aussi dur qu'une pierre agrémenté d'une espèce de beurre 100% matière grasse (Faut vraiment que la France vienne au secours de la Mongolie pour leur apprendre l'art du fromage) Après la pluie on grimpe (seulement les hommes) au sommet de la montagne qui surplomble notre campement. Le panorama à 360° qui s'offre à nous est juste grandiose: à perte de vues, dans toutes les directions, collines, montagnes, plaines et lacs et pas un signe de la présence de l'homme. J9 - On continue notre petite marche dans les bois assortis de passages bien boueux. Après 3h, on retrouve notre chauffeur, toujours tout sourire et c'est en chanson qu'il nous conduit à notre prochaine étape. Au cœur de la montagne, au milieu d'une crevasse s'écoule une petite cascade aux faux airs de cenote mexicains. L'étape aurait pu être parfaite si le temps avait été un peu plus ensoleillé et que nous avions pu en profiter pour nous baigner... et nous laver... Dans le camp les enfants viennent jouer aux cartes avec nous et semblent trop heureux de finir notre dessert. Ils ont la mine toute crassouille, le visage bruni par le soleil et les joues rougies par l'hiver. Ils essaient de nous apprendre à compter dans leur langue mais c'est déjà impossible de répéter leur prénom, alors compter.... J10 - On roule jusqu'à l'ancienne capitale de l'empire mongole: Karakorum. On visite le monastère bouddhiste Erdene Zuu fondé au 16è siècle. Ce qui nous amène vraiment à la conclusion que l'on ne vient pas en Mongolie pour ses villes ou pour ses sites historiques, mais bien pour ses splendides paysages. Le soir, l'orage vient détruire complètement notre campement. Le vent casse 2 des arceaux de notre tente (déjà pas bien en forme) et souffle complètement celle de Nico et Marie. Bonne crise de rire sous la pluie, le vent et le sable: la douche devient urgente. J11 - Longue, très longue journée de route pour retourner sur Ulaan Bataar. On s'en met plein les yeux, une dernière fois, de jolis paysages avant de retourner dans la morne capitale.
La Mongolie est un voyage unique et différent. Avec ces routes difficiles, ces véhicules russes en piteux état, le confort plus que rudimentaire des campemants, la nourriture pas vraiment raffinée (...) je déconseille la destination à ceux qui rêvent de vacances tranquilles et reposantes. Passioné des villes et des technopoles passe également ton chemin, à voire la grise et triste capitale on comprend pourquoi le taux d'alcoolemie de la population est si élevée. Mais si vous voulez vous en mettre plein les yeux de paysages infinis et magnifiques, si vous voulez vivre une expérience rare et pourtant si simple, n'hésitez pas... Et on termine en musique: July 28 suite et (j'espere fin) des aventures du Gato Negro...On aurait du publier ce billet, il y a une dizaine de jours mais quelques soucis de connexions en Mongolie. Donc voici la fin de nos aventures chinoises et bientôt le récit de notre supere sejour Mongole. Arrivés à Pékin par le train avec 1h de retard, on coure vers l'ambassade de Mongolie pour faire établir notre visa. Pas de chance (ou comme d'habitude), le bureau ferme à 11h et on est devant à 11h15. On se dit que ce n’est pas trop grave car c'est ouvert le lendemain (vendredi) et qu'on ne part que le mardi. Mais non, ce vendredi là est LE jour férié mongol et les bureaux sont donc fermés. Conclusion, il sera normalement impossible de faire faire notre visa lundi matin pour l'après-midi. On commence à échafauder des plans de rattrapage, si on annule le train, qu'on prend un avion, etc... Mais notre visa chinois expire bientôt et on finit par se dire qu'on va devoir prendre un retour Paris plus tôt que prévu. On discute finalement avec une personne de l'ambassade qui comprend notre situation et nous dit que si on vient lundi matin première heure, ce sera possible de récupérer notre passeport dans l'après-midi. Tout sourire nous voici donc 9 heures tapantes le lundi matin à l'ambassade. L'infortune continue: l'informatique est en panne et donc impossible d'avoir notre visa dans la journée. Les nerfs lâchent, on essaie de trouver des solutions, on nous dit que c'est éventuellement possible à la frontière mais on n’a pas trop envie de prendre ce risque car qu'est-ce qui se passe si on franchit la frontière chinoise et qu'à la douane mongole ils ne peuvent pas faire notre visa? On est coincé dans le "No mans land" sans possibilité de retour en Chine? Et finalement notre bonne étoile arrive sous l'apparence de l'informaticien. Et c'est du train, déjà en Mongolie que je rédige ce dernier billet chinois... Avant notre dernière étape dans la capitale chinoise, nous avons fait une petite incartade à notre itinéraire prévu pour visiter la ville de XiAn et surtout le mausolée de l'empereur Qin. La ville est plutôt agréable en particulier le quartier musulman, avec ses petites ruelles de commerçants, de restaurants et sa mosquée. Bien différente des mosquées du moyen orient ou d'Afrique du Nord, celle-ci est un mélange d'architecture chinoise et de tradition arabe. Comme beaucoup de mosquées, elle dégage une atmosphère de quiétude et de recueillement. Calligraphie chinoise et arabe se mêlent, le minaret est une pagode, ca me rappelle dans une moindre mesure la Mesquita de Cordoba ou différentes religions s'entremêlent. Direction le mausolée de l'empereur Qin plus connu sous le nom de l'armée de terracota. Il y a 3 sites à visiter et on commence par le deuxième. Là je me dis qu'on s'est un peu foutu de nous, car c'est un immense terrain de fouille archéologique ou il n'y a que des restes de statues. Et sous vitrine quelques soldats qu'on peut admirer de près. La finition des sculptures est vraiment splendide. On se dirige vers les 3éme site, beaucoup plus petit que le précédent. On peut tout de même y apprécier des soldats en bon état, bien que beaucoup aient perdu leur tête, et 4 chevaux. On termine par le meilleur et là pour le coup c'est vraiment impressionnant, un immense hangar ou trône une armée de milliers d'hommes et de dizaines de chevaux. Il y aurait plus de 6000 statues au total. On les observe en contre plongée, il est dit qu'aucune statue n'a la même expression de visage. Face à ce travail de titan on se demande combien d'hommes et d'années il aura fallu pour achever cet ouvrage. Une nouvelle nuit dans le train nous conduit à notre ultime étape chinoise. La météo est assez étrange dans la capitale: il y a comme un voile brumeux qui empêche la visibilité au delà de 400m. Comme un filtre et je peux regarder le soleil en face sans lunettes. Bizarre! La pollution peut être. Il parait qu'une journée à respirer l'air de Pékin équivaut à fumer 70 cigarettes... L'atmosphère JO est bien présente et y'a pas une pub sans le logo Beijing 2008. On aura passé plus de 2 jours en formalités administratives, du coup on a surtout fréquenté le métro qui n'est pas trop mal bien qu'on y privilégie les places debout. On a tout même visité très rapidement la cité interdite. Ville dans la ville, ancien lieu de vie des empereurs et de leur concubines, j'ai trouvé l'endroit impressionnant par sa taille mais trop restauré. Ca sentait trop le neuf et du coup un manque cruel d'authenticité. Juste en face de la cité, la place Tiananmen qui a certainement plus de valeur pour son histoire que pour son architecture car il n'y a vraiment rien d'autre à voir qu'une place... Je vais aussi passer rapidement sur la description du Lama Temple, considéré comme la plus grande lamasserie de Chine, nous on y a vu qu'une attraction touristique. Mais Pékin vaut largement le détour pour sa merveille du monde: la muraille de Chine. Il y a plusieurs endroits pour la visiter et on a décidé d'abandonner le lieu le plus visité pour faire un treck de 4h (oui oui c'est plus un treck qu'une promenade) entre Jinshaling et Simatai. On a beau l'avoir vu dans des films ou en photo, c'est vraiment plus qu'impressionnant. Gigantissime est le mot qui conviendrait peut être. D'un coté la Chine de l'autre la Mongolie intérieure, sur la crête des collines et sur des kilomètres, se dresse la muraille. Elle épouse parfaitement le relief et c'est de nombreuses marches que l'on doit monter et descendre. Environs tous les 200m se trouvent une petite tour de garde où il fait bon se reposer à l'ombre. Le paysage de vertes collines qui nous entourent est agréable mais on ne parvient pas à détacher les yeux du mur, immense colonne vertébrale qui s'étend au delà de notre regard. Voici quelques clichés de celle qui mérite bien sa place parmi les nouvelles merveilles du monde: On termine donc la Chine en beauté mais on part avec un sentiment mitigé. Je ne conclus pas comme d'habitude avec un résumé sur le pays, je vous en ai déjà dit pas mal lors de notre premier billet à Kunming mais sur une petie série de pourquoi:
July 12 Un peu moins de lecture...Pas trop de blabla pour ce billet. d'abord une petite vidéo (montez le son):
Et la fin de notre quiz: BackPackQuiz The Last Les règles ont un peu changé (le détail est dans le quiz), mais vous verrez qu'il y a 10 questions (donc 10 points). Pas obligé d'être le plus rapide tout le monde peut avoir le score maximum. Il y a juste une date butoire: fin juillet. Si vous bloquer sur une question, vous pouvez toujours valider "vierge", vous passerez à la question suivante. Et pour éviter des réponses au hasard vous ne saurez pas au fur et à mesure si vous avez bon ou non à telle ou telle question. Vous aurez juste un score finale! Si vous avez des questions ou réclammations, vous savez où écrire. Voilà bonne chance et surtout bon amusement. Rappel des derniers scores: Xax et Mel sont à égalité avec Seb et Sev : 13 points July 10 y'a les bonnes rencontres et y'a les autres...On passe 2 jours dans la très agréable petite ville de FengHuang. Vieille citée coupée en 2 par une rivière ou reposent vieilles demeures et quelques pagodes. Sur le bord de l'eau, de nombreuses femmes lavent leur linge à l'ancienne à côté d'autres qui vident des poulets ou nettoient des cuisses de cochon pendant que les touristes chinois naviguent en barque. Marcher dans ces rues piétonnes ne manque pas de charme et on se régale de la spécialité sucrée de la région: une espèce de guimauve au gingembre. Il y a une autre spécialité mais qui nous a fait moins envie: de nombreux établissements sont ornés de têtes de cochon toute plates comme si elles avaient été passées sous le fer à repasser. On dirait des masques de porc... étrange! La nuit la ville montre un visage complètement différent et se transforme en une guirlande de noël (dans le sens négatif du terme). Tous les toits se parent de couleur électrique et flashy et les bars envoient la musique à fond. L'arrivée à ZhangJiaJie est assez difficile: on veut se rendre au village et personne ne comprend le mot cun (village) et les bus indiqués dans le lonely planet à la sortie de la station de train ne semblent pas exister. On s'arrête plusieurs fois dans la ville pour essayer de trouver notre chemin et des attroupements de curieux se forment chaque fois autour de nous. Un premier jeune vient nous aider mais il parle chinglish donc impossible à avoir des infos (je ferai un paragraphe plus tard sur le chinglish c'est assez marrant...). Enfin une bonne âme à l'anglais plus que correct nous accompagne jusqu'au terminal de bus et même jusqu'au village. On décide de suivre notre nouveau compagnon qui connait un endroit pas cher. L'endroit en question est un hôtel délabré (on peut même dire pourri) qui coute 2 à 3 fois plus cher que tout ce qu'on a eu auparavant en Chine. Mais tous les hôtels indiqués dans notre guide sont encore plus cher et on décide de rester dans ce truc digne d'un film d'épouvante. Bien entendu on apprendra plus tard que notre "bonne âme" s'est bien sucrée sur notre dos... Pour continuer dans les mauvaises expériences, le diner du lendemain soir est surtaxé. Prix spécial LaoWei, quasiment 3 fois plus cher que ce dont on avait l'habitude. Voici donc nos conseils: pour votre logement, toujours aller voir plusieurs hôtels ! Il y a des prix affichés et vous êtes en basse saison? Divisez le prix par 3 et faites marcher la concurrence. Pour la nourriture, demandez les prix avant, négocier aussi (oui oui même la bouffe), si un plat vous plait pas dites le, ne le mangez pas et ne le payez pas. En fait tout ce que vous ne feriez pas en France, vous pouvez le faire en Chine et comme ça pas de mauvaises surprises à l'addition. On finit par passer pour des chieurs et des gens méfiants mais c'est à cause de ce genre de mauvaises rencontres. Dernière recommandation: sortez la tête de votre guide! Enfin, ce n’est pas ça qui a mené notre route dans ce village. Celui-ci est à la lisière du site de WuLingYuan. Assez difficile à décrire, essayez d'imaginer une forêt de pics vertigineux. Entre ces arbres de pierres coulent des rivières végétales de feuillus et d'épineux. Ajouter une touche de mysticisme avec la brume qui vient parfois caresser les rochers et vous aurez une petite idée de l'endroit. Pourtant j'étais assez sceptique au début: beaucoup, beaucoup de touristes (toujours chinois). Moi qui pensais qu'ils n'aimaient pas trop la marche et puis j'ai compris: le site est pourvu de quelques téléphériques, il y a aussi des navettes de bus, et enfin pour ceux qui veulent tout de même prendre les chemins piétonniers sans se fatiguer il existe des chaises à porteur! Si si comme à l'ancienne et c'est assez horrible de voir ces 2 pauvres bougres souffrir pour porter ces fainéants. Du coup dans les montées on s'est retrouvés assez souvent seuls. D'en haut les panoramas sont vraiment magnifiques, de voir ces hauteurs de rocs ça doit être un rêve pour les escaladeurs, perso j'ai eu plus d'une fois les jambes molles (vertige quand tu nous tiens!!) Après 9 heures de marche, épisode assez comique, on croise 2 autres non-chinois et on rit de voir que nous ne sommes pas seuls... On ne peut pas profiter d'une deuxième journée sur le site: il pleut des cordes du matin au soir! Après toutes les mauvaises critiques lues sur le temple de Shaolin je n'avais plus trop envie de m'y arrêter mais l'étape nous permet de ne pas avoir 2 jours continus de transport. On aurait peut être pas du! Nous voici donc à ZhengZhou, ville importante située non loin du berceau du KungFu. Suivant les conseils de notre guide on va d'abord visiter le temple Taoist de ZhongYue qui est encensé pour son atmosphère authentique et paisible. Ca pour être paisible c'est tranquille mais l'intérêt du site est vraiment limité voire nul et qui plus est il est en travaux (faudra aussi qu'on m'explique pourquoi on vous fait payer plein pot un site ou la moitié des bâtiments est en travaux!!!) Après 3 ou 4 personnes nous indiquant des chemins différents (oui il faut aussi savoir que les chinois ne savent pas dire "je ne sais pas" et préfèrent vous dire n'importe quoi) on retourne au terminal de bus. De là on négocie un taxi pour se rendre au temple. Un jeune qui parle anglais vient nous aider (toi mon gars je te vois venir). Il monte avec nous dans le taxi et nous dit qu'il connait un hôtel, "désolé on dort pas là", puis un restaurant, "navré, on a déjà mangé", et enfin se propose d'être notre guide, "pas besoin on a notre super Lonely Planet"! Aucune de ces combines ne prenant, une fois arrivée et de mèche avec le chauffeur il nous certifie que le prix que nous avons négocié est pour une personne et non 2. Grosse grosse prise de tête avec les 2 "maffieux", on se bat pas pour les 1€50 de plus qu'il nous réclame mais pour le principe, juste pour une question d'honnêteté. Ne lâchant pas prise on finira par payer (nb: ne jetez jamais l'argent à la tête d'un chinois, ils n’aiment pas ca et vous vous faites très vite encadrer par tous ces potes qui n'aiment pas ça non plus). Conclusion: rajouter aux conseils plus haut de bien formuler le prix du taxi et à savoir si c'est le prix pour la voiture ou par personne (oui c'est pas facile de le dire en chinois mais personne ne parle anglais et ceux qui le parlent essaient de vous entuber). Sinon quand c'est possible prenez un taxi avec compteur à moins de 2 yuans du km c'est très bon marché. Passé ce mauvais épisode qui a bien failli se conclure en KungFu, nous voici sur le parvis du temple. Pas de doute le tourisme a bien pourri l'endroit que j'imaginais solennel et préservé. Ecrans géants, magasins en veux tu en voila, voiturettes électriques, bienvenue à KungFuLand! Le show auquel on assiste est quand même bien sympa et très impressionnant bien que je n’ai pas compris le truc du mec qui avec une aiguille crève un ballon situé derrière une vitre, c'est un moine Shaolin ou David Blaine??? (Pour ceux qui ne connaissent pas David Blaine voir ici ou la). Sinon les gamins sont vraiment stupéfiants de souplesse et d'agilité. On a particulièrement apprécié celui avec la technique du singe! Le temple en lui même est sans plus, très restauré ou très neuf. Ils restent tout de même quelques vieilles peintures murales assez sympathiques... Ce post n'est pas très enjoué envers les chinois, mais comme je dis à So c'est 3 ou 4 mauvaises rencontres sur 2 milliards de personnes. Et comme elle me répond: "on a eu ces expériences malchanceuses dans des endroits que tu as choisi ! ". Mettons ça sur le compte du retour en force du Gato Negro. Et pour remonter la côte de popularité chinoise voici une petite anecdote: Kunming, 2h30 du mat, me voilà dans ce bar bruillant pour essayer de regarder le match France-Italie. Je veux commander une bière et ce chinois à côté de moi me fais signe que non. Je comprends pas très bien ce qu'il me veut et voilà 12 bières qui arrivent. Il en boit 2 avec sa copine puis part en m'offrant tout le reste. Après coup je me suis fait quelques amis avec des bières que j'avais même pas payé. Beaucoup de chinois ont été très généreux avec nous. Kunming tu nous manques... Enfin le résultat du vote (à ma surprise) donne la pub gagnante. Et bien profitez bien des 2 petites secondes ou vous la verrez: July 02 ZaiJian KunmingAu revoir Kunming, on avait fini par s'habituer à tes buildings. On aimait flâner sur les chemins de ton parc au milieu du lac vert où le weekend de nombreuses familles se retrouvent pour danser main dans la main dans une grande ronde animée, où des amis de tout âge se rejoignent pour chanter tous en cœur des hymnes couleur "armée rouge", où des inconnus bataillent autour d'une partie de cartes effrénées... Qu'il va nous manquer notre petit bouiboui dans cette petite ruelle où l'on atterrissait chaque fois dans la cuisine pour pointer du doigt ce qui nous faisait envie, on ne retrouvera jamais ces aubergines baignées dans l'huile, les meilleurs de la ville. A bientôt Lao Shi (professeur) Song Dan, tu ne répéteras plus 20 fois la même phrase devant notre regard ahuri. Merci pour ta patience et on repensera avec beaucoup de plaisir à cette dernière soirée dans notre petit salon privé au KTV (Karaoké). Encore désolés pour nos notes plus que souvent fausses... Mais bien entendu le plus dur a été de se séparer de notre nouvelle famille chinoise qui nous a si bien accueilli et choyé (NeiNeï merci pour tes petits plats même si j'ai failli plus d'une fois perdre la langue), c'est promis, nous reviendrons... Et nous revoici fermement sur la route ou plutôt sur les rails. 22 heures de train pour rejoindre la province du GuangXi et la ville de GuiLin. Le train même en couchette dure (oui c'est comme ca qu'on appelle la 2d classe ici) est beaucoup plus confortable que le bus où j'ai à chaque fois l'impression de me retrouver dans un brancard. Je crois que la réglementation a changé il y a quelques années et désormais les compartiments sont non-fumeurs et il y a un couvre feu obligatoire. Au final on ne dort pas si mal ! Je suis un peu déçu arrivé à Guilin je m'attendais à une petite bourgade charmante au milieu des montagnes "en pain de sucre" et on est encore dans une ville assez importante (plus de 600000 habitants) et le relief est caché derrière les buildings et les nombreux commerces. En plus le temps n'est pas vraiment à la fête: Il doit faire 35°, chaleur amazonienne mais y'a pas un bout de ciel bleu et la pluie menace à chaque instant de tomber. Il semble que la population y soit habituée puisqu'ici de nombreux vélos sont équipés d'un petit système qui permet d'accrocher le parapluie. Assez vu de Guilin, on part une journée sur LongSheng. Ils s'y connaissent en business les chinois: dès qu'ils ont un paysage attractif, ils vous installent quelques commerces-hôtels-restaurants, 2 barrières et une entrée payante. Le lieu est appelé "les rizières en terrasse de la colonne vertébrale du dragon", tout en programme. Mais après quelques heures de promenades sur les hauteurs je suis sûr qu'avec un ciel d'une autre couleur que blanc-brume et un peu moins de pluie ce sont les plus beaux paysages de rizière que l'on ait vu jusqu'à présent avec celles de Sapa au Vietnam. D'en haut les cultures dessinent à flanc de collines des motifs géométriques dignes d'un jardin japonais. Les villages avoisinants sont peuplés par d'anciennes ethnies Yao dont les femmes ne semblent jamais se couper les cheveux de leur vie (y'a même un record inscrit au Guinness Book) On poursuit notre séjour dans le GuangXi à YangShuo. Je me sens beaucoup plus à l'aise dans cette petite ville entourée par de superbes formations karstiques semblables à celles de la baie d'ALong. A vélo on part au milieu de ce splendide paysage pour rejoindre YueLiang Shan. Le coin est parsemé de divertissements car à chaque fois qu'on s'arrête pour demander si on est arrivé on nous annonce une autre attraction genre la caverne aux papillons, la grotte de Bouddha ou encore le banyan millénaire (je disais quoi plus haut à propos du business???) YueLiang Shan est une haute colline dont la cime semble avoir été traversée par une météorite, un trou de forme quasi circulaire qui donne son nom au site: La montagne de la Lune. Il nous faudra grimper 1251 marches pour arriver au sommet (référence Lonely Planet, j'ai pas compté!) et admirer un panorama magnifique de ce relief qui semble jaillir étrangement de la terre. Tout au long des marches on est suivi par une petite dame et sa glacière. Elle transpire pas une goutte alors que nous on est presque rendu à l'état liquide. On parvient à lui faire un peu la conversation et elle nous apprend qu'elle est fermière mais qu'elle vient ici pour arrondir un peu ses fins de mois. Ca fait plaisir de pouvoir échanger autres choses que des sourires... Le soir on assite a une sorte de comédie musicale sur eau. C'est presque plus un ballet de lumière avec un nombre assez incroyable de figurants (So pense plus de 300). Habituelement pas trop fan du genre, j'ai passé un très bon moment au milieu de ces scènes de vie chinoise peint à coup d'éclairages rouge, jaune ou argent... La journée suivante on se rend à Yangdi pour se faire une promenade, voire mini-treck, le long de la rivière Xun (y'a un paquet de nom chinois dans ce post, non???). La ballade est sensée durer de 4 à 5 heures mais grâce à mon super sens de l'orientation on la fera en un peu plus de 6 heures :) Quoiqu'il en soit, bien que sur un chemin souvent boueux, quelques ondées et un ciel toujours désespéramment blanc, on progresse dans un décor absolument superbe, entre rizières et montagnes, entre rivières et orangeraies. Souvent perdus on essaie de repérer de la vie au milieu des champs pour demander notre chemin. On croise ce vieux monsieur qui porte "une mini-forêt" sur l'épaule (des épineux pour construire un enclos autour de ses terres). Sympathique, il grimpe aux branches d'un pêcher pour nous cueillir ses fruits (un peu vert mais pas mauvais, on verra bien demain...) Notre dernière journée laisse entrapercevoir quelques timides rayons de soleil et parfois même un morceau de ciel bleu derrière les nuages. On décide donc de se promener en tandem pour profiter une nouvelle fois de ces paysages atypiques. Le soir on décide d'aller assister à la traditionnelle pêche aux cormorans. Ca aurait pu être une très belle expérience et j'ai été bien déçu. J'imaginais naïvement qu'on serait sur une petite barque juste avec notre pêcheur et ses volatiles. J'avais oublié qu'on est dans le pays du tourisme de masse et c'est sur un gros bateau moteur avec 6 ou 7 autres personnes qu'on embarque. Au milieu de la rivière, arrivés à côté d'un pêcheur et de son embarcation faite de 3 bambous on lui allume pleine face les projecteurs installés à l'avant de notre gros bateau. Le pêcheur balance ces cormorans à la flotte et nous on navigue bruyamment au milieu des oiseaux. Je me dis qu'on doit bien l'emmerder ce pauvre vieux. J'imaginais innocemment que les cormorans étaient dressés pour ramener les poissons, bin oui et la marmotte, elle met le chocolat... Non, les oiseaux sont garrottés au cou ce qui les empêchent d'avaler leur proie et dès qu'ils en ont 2 ou 3 dans le bec, le pêcheur d'un coup habile de canne-lasso rattrape le piaf et lui fait régurgiter son butin. Ca m'a fait penser au gavage des oies mais à l'envers. Passe encore sur ces considérations "protection animalière", je ne suis pas particulièrement sensible aux oiseaux et puis c'est un art traditionnelle. On termine en débarquant sur un ilot ou le pêcheur fait son show avec un de ses oiseaux, le mettant sur l'épaule des touristes, et je finis par penser que ce papi ne doit pu être vraiment pêcheur mais acteur dans cette attraction touristique. A noter quand même que le ballet des poissons et des cormorans jouant au chat et à la souris était assez esthétique. NB de So: bah moi j'ai bien aimé cette petite partie de pêche, ok pas vraiment intime, mais cette technique est vraiment plus sympa que la pêche standard avec hameçon, et les oiseaux n'ont pas l'air de souffrir...Et puis c'est encore de cette maniere que les "vrais" pêcheurs ramenent leur butin dans cette partie de la Chine, on a donc pu voir une autre facette de leur vie quotidienne ... Je termine sur une note positive ;) A LiuZhou on avait 6 heures à tuer on ne savait trop comment (ville de transit pas géniale) avant le départ de notre train. En allant déjeuner, on est tombé sur ce restaurateur super gentil (ainsi que son équipe) avec qui on a passé un moment génial ( + de 5h) à essayer de communiquer et à jouer aux cartes. Pas de quiz ou de question bonus avec ce poste mais j'ai tout de même un moyen pour vous faire participer. J'ai 2 videos de So: la première c'est la pub chinoise dans laquelle on a tourné (au final y'a que So dedans, faut croire que même quand je parle pas je suis un piètre acteur). La seconde c'est un spécial-dossier: "So chante au KTV". A vous de voter pour choisir laquelle vous voulez voir en premier et je la joindrai avec le prochain poste. June 23 Shangri-La, à la frontière du TibetC'est encore la pluie qui nous accueille à Shangri-La (également appelée ZhongDian). A 3200m, si près du Tibet j'espérais déjà pouvoir admirer les hautes cimes du toit du monde. Mais les montagnes qui nous entourent ne semblent pas bien hautes, à moins que là bas derrière ces gros nuages gris... On ne le saura pas... C'est frustrant de se dire qu'on aurait aimé aller jusqu'à Lhassa et de se voir bloqués à une frontière administrative. Aucun Laowai (étranger) n'est autorisé sur le territoire. De toute façon on manque aussi d'un peu de temps: on a que 2 jours avant de devoir retourner à Kunming pour étendre notre visa. C'est pas grave, voila un autre projet à mettre sur notre longue liste pour un prochain voyage... La vieille ville de Shangri-La ne manque pas de charme. Contrairement à Dali ou Lijiang, c'est le bois qui est ici utilisé en tant que matière première. Même les tuiles des toits sont en bois, alourdies par de lourdes pierres pour ne pas qu'elles s'envolent. On se promène dans les rues pavées, toujours de nombreux commerces qui dénaturent quelque peu les vieilles maisons mais la ville est de loin beaucoup moins touristique que nos précédentes étapes. Sur les hauteurs, on visite un temple bouddhiste et son moulin à prières immenses qui nécessitent plusieurs hommes pour le faire tourner. Des drapeaux colorés recouvert de méditations en écriture tibétaine flottent de tous les cotés. Assez étonnant que l'entrée de ce temple ne soit pas payante, on a eu l'habitude en Chine que toutes attractions plus ou moins touristiques aient son droit d'entrée. A une heure de promenade de la ville se trouve le plus grand monastère du Sud Ouest de la Chine: Ganden Sumtselling Gompa. Le temple en lui même n'est pas fantastique, plus impressionnante toute la ville qui s'est construite autour à flanc de collines, certainement pour accueillir les nombreux moines. Le bouddhisme ici me parait beaucoup plus souple que celui qu'on a pu voir au Laos, et les novices vêtus de leur toge rouge semblent apprecier l'usage de leur téléphone portable. La visite aurait mérité quelques explications, il y a beaucoup de fresques assez étranges avec des démons ou des hommes en train de cuire dans un barbecue géant. Pas de bouddha bedonnant et souriant, les statues que l'on peut observer sont toutes assises en méditation, le visage serein. On pénètre dans la salle principale du temple ou près d'une centaine de moines sont en prières. Ils semblent être installés par ordre d'âge, les plus jeunes étant le plus loin de celui qui dirige la prière. Le décor relativement sombre et les voix des moines confèrent au lieu une ambiance mystique et assez impressionnante. Depuis le toit du temple ou des dizaines de moulins à prières attendent d'être tournés la vue sur la ville et les montagnes environnantes est vraiment agréable mais toujours pas de hauts sommets enneigés en vue. Le temps toujours humide nous empêchera de nous aventurer un peu plus loin dans les montagnes et on retourne sur Kunming avec un léger regret de ne pas avoir vu un peu plus de cette région... On termine avec une nouvelle question bonus pour le quiz, on commence à avoir plus de questions bonus que de quiz :) La photo suivante est le détail d'un objet décoratif (hum.. ) que vous pouvez trouver dans les rues de Shangri-La, Quel est cet objet? Bon j'espère que vous ne trouverez pas la réponse sur le net et que vous ferez fonctionner votre imagination cette fois-ci! Répondez en Commentaires et non en message perso que tout le monde profite de vos réponses. 3 points au premier qui trouve! June 17 Sur les pavés de LiJiangNotre deuxième étape à la découverte du Yunnan est Lijiang. Ma nouvelle tante par alliance, CaiYun (traduisez "Nuages Colorés") a un ami ici qui tient un immeuble d'appart-hôtel. Arrivé là bas, on a toutefois un peu de mal à nous faire comprendre et les personnes qui nous accueillent pensent qu'ont est intéressé pour acheter. Non mais tu m'as vu avec mon sac à dos, est-ce que j'ai une tête de promoteur immobilier? Bref après quelques coups de fil on obtient finalement notre chambre (pour 30 RMB la nuit j'aurai apprécié avoit le duplex quand même!!) C'est armé de notre parapluie qu'on part à la découverte de la vieille ville de LiJiang. Tout comme à Dali, c'est une ville piétonne meublée de vieilles demeures magnifiquement conservées. Mais la comparaison s'arrête (presque) là car la ville est 10 fois plus grande et on prend un réel plaisir à se perdre dans ce véritable labyrinthe de rues. Malgré la pluie fine, malgré le nombre important de touristes, la promenade est très agréable et on se retrouve parfois seuls, égarés dans une des nombreuses ruelles. La cité est également traversée par deux rivières et ponts de pierres et roues à eaux ajoutent encore plus de charme à ces chemins pavés. C'est vrai que toutes ces belles maisons sont aujourd'hui commerces, hôtels ou restaurant mais ca rempli de vie les allées et nous permet quelques arrêts shopping. Fasciné par la cité on retourne le lendemain la redécouvrir sous le soleil. On gravit la montagne du lion qui surplombe la ville pour découvrir le spectacle magnifique d'une mosaïque de toits aux tuiles rondes... Au sommet on peut observer d'est en ouest le contraste entre la nouvelle ville et l'ancienne. Les architectes d'aujourd'hui ont oublié le beau pour le pratique... Lijiang a une forte communauté de la minorité Naxi. On peut surtout observer leur culture par leur écriture, des hiéroglyphes qui couvrent des fresques, ou sur les noms des rues. Ecriture très ancienne, primaire c'est un peu comme essayer de décrypter un rébus. Je devrais peut être vous proposez de traduire la fresque suivante dans le prochain quiz, cette fois-ci, je suis sur que vous trouverez pas la réponse sur le net (quoique...): C'est pour s'immerger un peu plus dans la culture de cette ethnie qu'on part découvrir les environs à vélo. Assis sur la selle, de récentes douleurs se réveillent mais on est parti pour une journée tranquille d'une trentaine de kilomètres. La promenade nous offre une belle vue sur les montagnes environantes même si elles retiennent les nuages. Après quelques coups de pédales on arrive dans le joli petit village de Baisha aux rues pavees (aïe aïe aïe) et maisons typiques. On se fait aborder par une petite mamie tout sourire, qui nous montre des photos de son jardin et son livre d'or signé par de nombreux touristes. Elle nous invite à la suivre chez elle et nous l'accompagnons innocemment... Elle nous installe alors dans son jardin, nous offre le thé et des biscuits. On essaie difficilement de communiquer, on échange quelques phrases basiques. Puis elle nous sort des costumes Naxi et insiste pour nous vêtir. Nous voila donc avec jupes et chapeaux de paille et la petite mamie jouant les photographes de mariage (avec notre appareil) nous plaçant dans tous les spots photogéniques de son jardin. Au moment du départ on veut tout de même lui donner quelque chose pour la remercier de son hospitalité et ne sachant pas trop comment amener la chose je lui demande simplement combien on lui doit pour le thé. Et c'est alors qu'elle nous sort une facture vraiment exagérée (vis à vis de ce qu'on à l'habitude de payer en Chine) qu'on finira par diminuer de moitié. C'est dommage j'aurais aimé conserver un autre souvenir de cette petite dame. Juste après on s'aperçoit que d'autres membres de la communauté essaient de tirer profit du passage des étrangers (comme les musiciens qui jouent seulement lorsque les touristes arrivent). On accélère notre cadence, s'enfuir un peu de cet endroit rongé par le tourisme. Après un passage éclair par un temple que je ne me donnerai pas la peine de décrire vu son manque d'intérêt, on décide de retourner à Baisha pour y manger un bout. On y rencontre Mr Yang qui me réconciliera avec le village. Souriant, aimable et serviable au rez de chaussée de son restaurant il est artiste, calligraphe et poète et nous montre ces peintures rupestre de hiéroglyphes Naxi. Voilà pour LiJiang, mais si mes pas repassent un jour par le Yunnan, soit sure que je reviendrai arpenter les ruelles de ton ancienne ville... Pour le diaporama de ce post j'ai voulu essayer quelque chose de différent et j'ai trouvé ce site (animoto.com) qui vous propose d'envoyer vos images et votre musique et il fait tout le boulot pour vous. Les vidéos de plus de 30' son facturés 3$ mais le résultat est tout de même étonnant et il me faudrait pas mal d'heures devant mon écran pour essayer de reproduire la même chose. Seul reproche on a vraiment aucun controle sur le resultat final, c'est la surprise. En passant, mon petit Whyl, tu noteras qu'on a relevé ton défi musical. Bon visionnage:
June 12 Dali, première rencontre avec la Chine touristiqueAvant toute chose, sachez que je me suis senti très fier pendant les premières minutes au guichet de la gare pour prendre notre billet en partance pour Dali. Je vois s'afficher sur l'écran la bonne destination, la bonne date, la bonne heure. Ca n'a pas duré longtemps, il a fallu qu'elle me pose une question, et j'ai du sortir mon arme secrète: Wo ding bu dong (je ne comprends pas). En règle générale on n’a pas trop de mal à se faire comprendre (sauf avec le mot poulet) mais pour ce qui est de les comprendre eux c'est une autre paire de manches... Et puis alors s’ils parlent dans leur langue locale, là on est perdu. Un exemple avec le fromage de chèvre de la région (oui, en bon français on se doit de gouter au fromage du coin) et bien on a déjà 4 prononciations différentes pour le moment. Faudrait que je fasse une caméra cachée de nos rendez-vous quotidien au restaurant c'est assez comique... A peine arrivés à Dali, on se rend tout de suite compte que la ville est la capitale touristique du Yunnan. Des cars entiers défilent. Toutefois 95% des touristes sont chinois donc ca fait couleur local. La vieille ville devait être magnifique il y a 50 ans, aujourd'hui elle reste très agréable malgré tous ses commerces, sa foule et ses marchandes ambulantes qui vous proposent de fumer je ne sais quoi (la Birmanie n'est pas loin). Je ne vais pas trop polémiquer sur les méfaits du tourisme, je suis responsable aussi... Au cœur d'un cadre presque Suisse: lacs et montagnes, la vieille ville est protégée par une muraille ou s'ouvrent à chaque point cardinaux de splendides portes aux allures de pagode. Derrière les murs, la cité s'anime aux milieux de rues piétonnes bordées de maisons magnifiquement conservées aux toits de tuiles rondes recourbés sur les angles (oui j'ai conservé ma passion pour les toits!) Le principal arrêt touristique de Dali est ses 3 pagodes, des temples tout en hauteur. Malheureusement la pagode principale ressemble à un légo tout neuf et gâche complètement le paysage. On ne paiera les 120 kuais exorbitants juste pour les voir de plus près (on ne peut même pas les visiter de l'intérieur...) Le temps est avec nous, les nuages restent accrochés aux hauteurs environnantes et au dessus de nos têtes: ciel bleu et plein soleil. J'avais oublié quand 1 mois et demi on pouvait perdre son bronzage et je comprends mieux maintenant: nez et bras rouges vifs. Visite du marché de ShaPing. On y trouve beaucoup de choses, des nouilles aux tissus en batik (confection artisanale locale) ainsi que des bijoux soit disant en argent mais qui ressemble beaucoup plus à de l'étain. Après les chapeaux ethniques, So s'est trouvé un nouvel intérêt dans les chaussures tribales et elle continue à enrichir sa collection. Je me demande à quoi va ressembler notre future chez-nous: patchwork du monde! C'est l'occasion également d'une promenade à vélo et on avait également oublié qu'on pouvait rapidement s'empater en 1 mois et demi. Pour résumer nos 50km sur la selle: les 25 premiers furent promenade, les 20 suivants furent sport et les 5 derniers douleurs! On a quand même profité de beaux panoramas de rizières donnant sur le lac aux pieds des montagnes, de charmants villages, et de quelques arrêts dans les boutiques d'artisanat local. La nuit les remparts, les portes principales et les commerces se parent de lumière offrant un joli spectacle: J'avais promis une question bonus pour le quiz dans ce post, la voici. Nos amis chinois ne parvenant pas à prononcer le prénom de Solvenne (oui ca n'arrive pas qu'aux français), ils lui en ont donné un chinois. Le voici dans l'image ci dessous. Pour gagner les points bonus il vous faut trouver sa signification. A vos amis chinois !!!! June 06 Huan Yin Guang Lin!!! (Kunming)On vous a manqué??? Un petit peu quand même... Oui je sais ça fait longtemps qu’on n’a pas écrit mais bon on est presque retourné dans un train-train quotidien alors si c'est pour vous raconter combien de céréales y'avait dans mon bol ce matin ou bien qu'hier il a plu toute la journée, vous allez vite arrêté votre lecture, non??? Et puis c'est la route qui m'inspire... C'est vrai qu'on est en Chine et y'a tout de même quelques petites choses à raconter: On commence avec notre première incompréhension dès la douane. Rentrez sur la "Terre du Milieu" chargé de cocaïne ou de marijuana peut-être mais attention à vos lectures!!! C'est en effet à nos livres que les douaniers se sont intéressés et c'est notre guide de voyage sur la Chine qui a été confisqué pour destruction! C'est pas un comble ca? Messieurs du Lonely Planet votre guide sur la Chine est interdit en Chine!!! Première raison invoquée, sur la carte Taiwan est indiqué comme n'appartenant pas à la Chine. Après quelques recherches il parait vrai que Taiwan s'est déclaré auto dépendante sans aucune signature officielle et que l'île est considérée comme une "province rebelle" par le gouvernement. Etait-ce une raison suffisante pour bruler notre guide à 30€!!! On a pu constater par la suite que le sujet de conversation était plus que sensible et si vous voulez vous fâchez avec un chinois parlez lui de Taiwan ou pire du Tibet... En parlant du Tibet, à notre arrivée, on nous a conseillé de la jouer profil bas sur notre nationalité. Après les actions de nos compatriotes sur la flamme olympique pour manifester leur mécontentement vis à vis de ce qui se passe au Tibet, ils n’étaient pas trop heureux après nous les chinois! Carrefour a joué le rôle de tête de turc: manifestation devant l'enseigne et appel au boycott. Mais bon boycotter si vous voulez, l'enseigne vend certainement plus de produits chinois que de produits français et c'est des "camarades" qui risquent de perdre leur emploi... Bref assez parler politique! On est ici pour le voyage! Heureusement que la famille était là à notre arrivée car c'est une des rares fois ou je me suis senti un peu perdu! D'habitude aux stations de bus les personnes qui vous accostent pour vendre leurs hôtels baragouinent un peu d'anglais, bin ici non et on s'est vite aperçu que les anglophones sont très rares dans la ville pourtant grande de Kunming ou alors ils ont moins de 10 ans! On a été accueillis comme des princes par mon père et la famille de sa femme: une chambre dans un grand appartement en plein centre ville, des vélos, invitations aux restos à gogo, nous voici dans de bonnes dispositions pour commencer à bosser. On commence nos cours de chinois avec un rythme trop soutenu de 2h par jour, So est un peu larguée car notre prof se base sur mon niveau mais très vite je commence aussi à perdre pieds. Du coup on ralentit un peu la cadence à 3 ou 4 séances par semaine et ca se passe un peu mieux. La langue est tout de même beaucoup plus difficile que je ne le pensais. C'est vrai que la grammaire est très simple mais le vocabulaire est complètement différent et un même mot peut avoir une dizaine de significations différentes, multipliez ce nombre par 4 si on prend en considération les tonalités. Bref c'est un beau bordel, mais, un bon challenge, un excellent exercice pour notre cerveau, et on prend finalement plaisir à essayer de communiquer en putonghua. Quant à notre carrière de prof d'anglais pour les enfants, elle n'aura malheureusement duré que le temps d'une classe. Je pense que les parents et la direction n'étaient pas trop chauds pour que des profs éphémères instruisent leurs bambins. C'est compréhensible mais dommage, j'avais trouvé vraiment sympa cette petite classe; même si la chanson "Brother John" (version anglaise de "Frère Jacques") m'a hanté pendant 2 semaines. En échange on a hérité d'une classe de français d'une unique élève très moyennement motivée... Entre révisions et classes on prend le temps de visiter la ville: immeubles, centres commerciaux, travaux, circulation, on vient de faire un saut d'un siècle par rapport à notre précédente étape au Vietnam. Malgré ça on essuie pas mal de regards intrigués et on m'a même pris en photo plusieurs fois, "Hey! C’est moi le touriste! C’est moi qui devrait prendre des photos!". Faut dire qu'on est des stars ici, nous avons tourné pour une publicité locale! Si, si, bon juste de la figuration mais on va être vu par un public de plus d'1 milliard! Ce n’est pas la classe à Dallas ca??? Parlons bouffe! Ce n’est pas évident d'aller dans un restaurant à Kunming et on se retrouve souvent dans la cuisine à pointer du doigt ce qu'on aimerait manger. La nourriture est variée, très bonne bien que parfois super épicée voire très amère à croire que les chinois aiment bien se faire du mal quand ils mangent. Les chinois n’arrêtent pas de bouffer ou de grignoter, on s'est vu une fois avoir un dîner à 19h heures puis un autre à 21h. Ils adorent commander une dizaine de plats et y'a souvent pas mal de gâchis. Parfois ils aiment manger bruyamment et tout ce qu'ils ne peuvent pas digérer est régurgité à même le sol du restau. Vous ne vous fâcherez pas avec un chinois si vous mangez du poulet: il choisira en priorité abas, tête et pattes ou bien la peau sur le blanc. Les chinois lèvent le coude facilement et ca y va les Kempé ("Cul Sec") à la bière plus que tiède. Chifoumi, jeux de dés, les excuses ne manquent pas pour vider les verres rapidement. A côté de ça il y aussi une véritable culture du thé ainsi que tout un rituel: Il faut une table spéciale avec des gouttières qui se dirigent vers un seau et des verres minuscules. On rempli généreusement les dés à coudre de thé, souvent en en versant à côté puis on finit la théière en arrosant une figurine (tortue, dragon, etc.) située dans un angle de la table. Si vous sortez le soir vous vous rendrez compte d'un véritable problème démographique en Chine: y'a que des mecs sur la piste de danse. 1,4 hommes pour 1 femme, est-ce que c'est le résultat de la politique de l'enfant unique??? En parlant musique c'est assez étrange les mélodies francaises qui ont franchi les frontières chinoises et spécialement 2 chansons récurentes: Il m'a fallu quelques recherches sur le net pour retrouver ce nom que nous avons tous oublié Tragédie. Ca vous dit rien? "Est-ce que tu m'entends Hey Ho?" ca vous rappelle quelque chose? A fond dans les magasins, sonnerie de portable, ca cartonne ici! Mais le plus étonnant c'est qu'il connaisse tous la chanson "Hélène", non non pas celle de Rock Voisine mais bien celle d'Hélène et les garçons que vous pouvez entendre en francais ou en chinois. Promis on essaie un maximum de faire du lobbying pour de la vraie musique française. Avec la nourriture et la boisson, l'autre plaisir de la Chine c'est le jeu: un petit groupe dans le coin d'une rue et vous êtes sûrs d'y trouver au centre 2 chinois accroupis face à leurs pions d'échecs. Des partis de cartes s'improvisent dans les bars et dans les parcs mais le roi du jeu est le Mattia (nom chinois du Mah Jong). Et c'est vrai qu'on prend beaucoup de plaisir à jouer avec cette espèce de domino-rami. (Je ferai peut être une vidéo explicative si ca vous intéresse). Par contre les chinois ne conçoivent pas de jouer sans argent et c'est parfois des salaires entiers qui s'envolent au milieu des reines et des as... Je m'aperçois que ce post ressemble à mes billets de conclusion alors qu'on n'a pas encore visité le pays :) On a toutefois effectué une petite visite touristique à la forêt de pierre (Shi Lin). Très beau parc où les rochers ont pris la place des arbres: Mais la route nous appelle, demain on reprend notre costume de baroudeur. Je vous ai préparé une petite animation de notre prévision de parcours. Ca se passe ici: En route pour la Chine (Pat, en bleu c'est un lien, il faut cliquer dessus!!) May 07 Pour en terminer avec le VietnamVoilà le Vietnam c'est fini après presque 1 mois et demi à travers le pays, voici en vrac des idées et des infos sur ce pays. Argent: Constat financier: Après 3 mois passés en Asie je me suis rendu compte qu'on dépense 1/3 de moins que lorsqu'on vit à Paris. 1/3, C'est énorme!!! Bon oui j'ai plus de chez moi mais j'ai une maison différente tous les 3 jours souvent avec TV câblée, parfois avec piscine. Oui je n’ai pas de cuisine mais je mange au restaurant 3 fois par jours. Plus d'abonnement au ciné mais pour le prix d'une place de cinéma j'ai une douzaine de DVD. Bon on dépense moins d'argent, mais y'a pas de rentrées non plus. Quoique, si tout le monde s'y met, avec 1€ par jour vous pouvez continuer à nous faire visiter le monde, et puis grâce à nous vous voyagez aussi un peu non? Pensez-y, des vacances par procuration pour 1€ par jour, c'est donné!!! :) Contrairement à nos 2 pays précédents il y a quelques pièces de monnaie en circulation au Vietnam mais je crois que c'est la première fois que je vois des pièces avec un montant plus important que certains billets. Enfin pour les futurs visiteurs, optez pour la solution liquide ou Traveller Chèques car avec votre carte vous ne pouvez retirez que 2 millions de dongs à chaque retrait (c'est mince!!). Bien sur, vous pouvez retirer autant que vous voulez mais quand vous avez une commission fixe plus un pourcentage par votre banque en France et que certaines banques vietnamiennes vous chargent aussi d'un montant fixe et bien ca commence à faire beaucoup de frais juste pour pouvoir retirer Votre argent. Comme dirait notre ami Joe Pesci (voir l'arme fatale III ou IV, je me souviens plus): "il vous en(bip) avec les cartes bancaires". Sinon HSBC est assez présent dans le pays mais je vous rappelle que c'est un de leur distributeur qui a avalé la carte de So! Quelques notions de prix:
Sur la route: Au Vietnam, le port du casque est obligatoire. Finies les longues promenades à moto cheveux au vent. Il est également beaucoup plus rare de voir plus de 2 personnes sur le même engin. Le code de la route est ici plus réglementé, mais les conducteurs n'en sont pas plus civilisés pour autant, quand on voit le bordel de circulation à Ho Chi Minh ou Hanoi. Vous trouverez différents moyens pour vous déplacer, le plus courant est sans doute la moto et maintenant je sais où les slogans publicitaires de Motorola ont été empruntés à force d'entendre des "Hello Moto!" toutes les 5 minutes. Le Cyclo est très présent également (à noter que seul Hanoi à de vrais cyclos 2 places) mais perso je trouve ça un peu dur quand je vois ces anciens pédaler pour conduire des occidentaux ayant forcés sur le McDo. Les grandes villes ont un réseau de bus vraiment économique mais ce n’est pas toujours évident de savoir ou ils vont. Pour les grands trajets, il y a des bus couchettes de différents standing et le train également mais bien plus cher. Les routes sont en générales très bonnes, on trouve même de belles nationales à 2 voies. Vêtements: Loin du folklore à touristes, il y a pas mal de personnes en tenues traditionnelles au Vietnam. Bizarrement cet attachement aux habits concerne majoritairement les femmes. Ainsi vous pourrez en voir de nombreuses avec leur chapeaux coniques, le plus souvent batelières ou marchandes ambulantes. Magnifique aussi toutes ces étudiantes dans leur somptueux Ao Daï blanc, très gracieux la sortie des écoles. Je n'en rajouterai pas sur les somptueux vêtements des minorités ethniques du Nord-Ouest, vous avez vu le dernier diapo... Pour ce qui est du shopping, si vous avez lu le post sur Hoi An, le Vietnam est idéal. Sur Mesure, vraiment pas cher, selon vos gouts et vos envies, que demander de plus?? Langue: Grâce au dernier quiz, vous savez que le Vietnam utilise une écriture romanisée (merci Alexandre de Rhodes). Du coup la langue est un petit plus facile à apprivoiser pour nous autres occidentaux mais il y a toujours une notion de tons difficile à appréhender (surtout qu'il y en a 6 différents ici). On n'a pas rencontré tant de gens que ca qui parlent français, les colonisateurs français ne savaient pas faire un aussi bon boulot que les anglais ou les espagnols! Religion: Majoritairement bouddhiste (avec un nombre important de versions différentes), le Vietnam a aussi quelques églises. Encore une fois l'évangélisation française n'a pas été trop brutale. Enfin perso, je préfère les temples aux bouddhas souriants et bedonnants à nos mornes églises avec effigie torturée. Les vietnamiens sont assez sportifs. Nombreux marchent et s'étirent dans les parcs. Le volant au pied ou avec la raquette (badminton) est pratiqué par toutes les générations et aussi bien par les hommes que les femmes. Le football est ici aussi très populaire et Zidane est souvent le premier mot prononcé quand vous dites que vous êtes français. Très joueurs, ils sont aussi nombreux à jouer aux cartes et aux échecs chinois (Xiang Qi) dans les rues ou les commerces en attendant les clients. Et il y a souvent de l'argent en jeu!
TV: Avis à tous les as de la culture.... Ici la parabole ne fait pas foison sur le toit des maisons. Dans le sud on a plutôt vu un festival d'antennes balais accrochées à des perches en bambous à 2 ou 3 mètre au dessus du toit. Je vous laisse imaginer le genre de paysages étranges que ca donne. En ville, on a souvent eu le câble dans notre chambre d'hôtel et TV5 étant la seule chaine française internationale nous voici devenu accro à "Questions pour un Champion" et "Plus belle la vie" (no comment...) Paysages: Le Vietnam est certainement l'un des pays d'Asie du sud-est qui offre la plus grande diversité dans ses panoramas. Des magnifiques et atypiques villages et marchés flottants du Delta au Mékong aux splendides rizières en plateaux accrochées aux montagnes de la région de Sapa en passant par les plages désertes de Mui Ne et bien entendu les splendides formations rocheuses jaillissant de la mer d'opale à la baie d'Along. Même en saison sèche le pays à une végétation luxuriante. Nourriture: Tout comme ses paysages le Vietnam offre une grande variété de plats. Il faut en premier citer le Pho, soupe de nouilles accompagnée de poulet, de bœuf ou de porc et qui se mange à tous les repas dans tout le pays. Consistant et très économique! Puis tous ces nems frais à confectionner soi-même, un délice! N'oublions pas la délicieuse crêpe, le Ban Xeo, le fabuleux Cao Lau et bien d'autres... On déconseille par contre le curry vietnamien: insipide! Avec la mer qui longe tout le pays, vous trouverez de nombreux poissons, crustacés et coquillages. Le sud est un verger géant ou vous vous régalerez de nombreux fruits: les mangues et les ananas sont juteux, les pomelos géants sont doux, les ramboutans délicieux, etc... Evitez les clémentines, fades et pleines de pépins! Et puis aussi y'a plein de bières différents ici! A noter la très bonne Larue surtout dans sa version Export. Et si vous voulez vous saouler pour pas cher, la pression dans les rues de Hanoï est à 3000 dongs! L'accueil: Voilà le petit bémol du Vietnam. Sorties du Delta du Mékong où les gens sont tout sourire et les enfants tout heureux de vous crier des "hello!", l'accueil dans le reste du pays est beaucoup plus froid. Certainement plus pourri par le tourisme que ses voisins, les vietnamiens sont souvent soit indifférents soit intéressés. Généralement ils vous interpellent d'un "You!" déjà peu sympathique il devient limite agressif dans les commerces: "You! Buy Something!" (ca donne pas très envie). Mais pour peser sur l'autre plateau de la balance, c'est aussi le pays ou l'on a fait nos plus belles rencontres avec les locaux. Je repense à notre groupe d'étudiants à Ho Chi Minh avec qui on a confectionné des nems, à notre charmante couturière à Hoi An, à ce vieux bonhomme dans ce bar crasseux qui m'a offert ma première partie (et défaite) aux échecs chinois, à ce restaurateur sourd et son "ouvre bouteille kung-fu", à cette femme Hmong Noir le rire accroché au visage, et bien d'autres... Bien entendu l'anglais (plus largement parlé ici) et la chance ont favorisé ces rencontres. La meilleure nouvelle: La meilleure nouvelle pendant notre séjour au Vietnam fut bien sur d'apprendre que Séverine et Seb vont être parents et qui c'est qui va être parrain??? J'éspère être à la hauteur de cette belle marque d'amitié. En fin en même temps, comme tu me l'as dis mon poussin, un parrain qui a presque fait le tour du monde c'est la "classe à Dallas"! Et bien ca vous fait déjà une bonne lecture. C'est sur, j'ai oublié plein de choses à vous raconter sur ce magnifique pays mais j'espère qu'on vous aura donné envie de le visiter! Nous voici désormais en Chine depuis déjà 2 semaines. L'activité "voyage" du blog va se tasser un peu puisqu'on est installé à Kunming pour sans doute encore un mois afin d'essayer d'apprendre cette difficile langue. Mais surveillez quand même le site, on manquera pas de vous faire partager notre quotidien! April 24 Le Vietnam aux 1000 couleurs... Le diapoBon Dailymotion ne passant pas j'ai fait joué la concurrence et voici le diapo promis hosté chez YouTube: J'en profite pour donner les totaux du Quiz (vous en déduirez votre score au dernier test):
A priori ca a été un peu facile cette fois. On essaie de faire un peu plus dur pour le prochain??? On est bien arrivé en Chine, mais vous aurez le droit un ultime post de conclusion sur le Vietnam (oui oui y'a encore des choses à dire) avant qu'on vous raconte nos tribulations mandarines. A très vite... April 23 Le Vietnam aux 1000 couleursC'est en train couchette que l'on rejoint le Nord-Ouest du Vietnam. Et comme, en attente de nos passeports, on réserve nos billets au dernier moment on n'a que le luxe des "couchettes dures". Ce qui veut dire 6 par cabines sur des matelas épais comme une planche à repasser. On a tout de même de la chance avec nos voisins de chambrée: pas de fumeurs, ni de fêtards; et même à 50 cm du plafond la tête collée au ventilo on arrive à dormir un peu. Le train nous débarque à Lao Cai et nous devons prendre un bus pour rejoindre Sapa. Beaucoup d'autres touristes avaient été un peu déçus à cause du temps mais heureusement le ciel est dégagé pour nous. Et je pense que c'est la première fois depuis l'Amérique du Sud que je suis époustouflé par le paysage: des reliefs où s'accrochent les nuages et à perte de vue à flanc des montagnes des rizières vertes taillées comme des marches, parfois tellement à pic qu'il doit falloir baudrier et chaussons d'escalade pour la récolte. On trouve rapidement une chambre d'hôtel pour finir notre nuit et on part à la découverte de la région l'après-midi. La ville de Sapa est assez touristique, nombreux commerces et restaurants et surtout beaucoup de femmes des ethnies Hmong Noirs et Dao vêtues de leurs vêtements traditionnels qui viennent vendre avec pas mal d'insistance leur artisanat de broderies et de bijoux. On part pour visiter le village de Cat Cat, superbe promenade dans les collines et charmant village en bord de rivière ou se baignent et jouent les enfants. Le lendemain, toujours avec le soleil de notre côté, c'est en moto qu'on décide de visiter les alentours et on en prend vraiment plein la vue avec ces panoramas atypiques de rizières. Les couleurs sont déjà belles mais je me plais à imaginer l'intensité de ce vert pendant la saison des pluies, lorsque le riz est haut comme le gazon. On avance presque plus lentement que les gens qui sont partis à pied car on s'arrête émerveillés toutes les 2 minutes pour admirer la vue et prendre quelques photos. Le troisième jour, c'est à pied qu'on part pour une boucle de 25 km pour découvrir un peu plus les communautés ethniques et leurs villages. A quelques kilomètres de Ta Phin on rencontre May, une femme Dao, qui nous propose de nous accompagner. Elle nous explique qu'à Ta Phin vivent en harmonie Hmong et Dao, nous parle de sa vie, de ses enfants, de ses cultures, de ses 2 buffles morts pendant l'hiver, et nous invite à partager son déjeuner et à nous montrer son artisanat. C'est un peu intimidés qu'on découvre sa très humble maison perchée sur les hauteurs du village. C'est presque plus une grange qu'une maison, des planches ajourées, un toit de tôle, et à l'intérieur une unique pièce. Dans un angle un énorme tonneau fait office de salle de bain, 2 uniques meubles rongés par les termites pour la vaisselle et les vêtements, un lit à coté duquel se trouve un petit trou rempli de braises (certainement le chauffage pour les nuits froides) et un modeste coin cuisine. A l'étage reposent les sacs de riz de la récolte précédente. Avec son mari ils nous préparent un très bon repas de légumes verts et de brochettes de poulet. Lui ne parle pas un mot d'anglais et communique avec sourire en trinquant avec l'alcool de riz qu'il confectionne lui même (ca brule et il nous ressert avec entrain!!). On veut, bien entendu, payer pour le déjeuner mais ils n'osent pas réclamer du coup, on leur achète un peu d'artisanat sans vraiment marchander les prix. Moment inoubliable. Sur le chemin du retour on croise des gens bien plus accueillants que lors de nos dernieres étapes dans le pays, des enfants à moitié nus (c'est plus pratique que les couches), d'autres à peine âgées de 6 ans et qui portent déjà leur petit frère sur le dos, des hommes et des femmes qui travaillent dans les champs. Tout est très simple, tout est très beau. Retour à Sapa, c'est l'heure des emplettes. So retrouve sa "copine" Hmong qui nous avait offert des petits bracelets et part avec elle sur le stand de sa mère. Elle reviendra avec quelques sacs, petits chapeaux et autre textiles très colorés de cette région. Et après 3 jours de beau temps, voilà la pluie. On comprend la déception de ceux qui viennent visiter ce lieu avec ce temps. La brume est de la partie et on n'y voit pas à 10m dans les rues de la ville alors pour observer les paysages... Pour nous ce n’est vraiment pas grave, on a le temps, et une petite journée tranquille au chaud sous la couette devant la télé n'est pas désagréable. Et puis comme ca, on reste un peu plus longtemps par ici et on sera là pour les marchés du Weekend. Qui c'est qui est contente??? Après avoir rejoint Lao Cai on prend un minibus local pour rejoindre la petite ville de Bac Ha. Beaucoup moins touristique que Sapa, la ville est renommée pour son marché du dimanche dont les commerces sont essentiellement tenus par la minorité des Hmong Fleurs. Tôt levés, nous voici donc arpentant les rues de l'un des plus grands marchés à ciel ouvert du pays. Et c'est un festival de couleurs qui nous accueille. Artisanat de broderies orange, rose, jaune (...) ce marché est une véritable toile vivante. On voit tout de suite que ce n'est pas qu'un marché à touristes: les femmes Hmong fleurs dans leurs tenues arc-en-ciel viennent y acheter leurs tissus, et de nombreux locaux viennent y faire leurs emplettes de nourriture. Il y a également une partie réservée aux animaux: chevaux, buffles, cochons, poulets et chiens dont on ne sait pas s’ils sont vendus pour leur compagnie ou pour leur viande. Vous imaginez bien que So ne repartira pas les mains vides et c'est avec des souvenirs aux 1000 couleurs qu'on termine le Vietnam. Bien entendu, voici un petit diapo de ce séjour dans le Nord-Ouest, c'est sans doute ici qu'on a fait nos plus belles photos. J'espère que vous apprécierez, les commentaires sont les bienvenues: Désolé, c'est pour très bientôt. Il semble que la Chine soit en froid avec DailyMotion (c'est français ce site??) April 17 Entre le vacarme de la capitale et la plénitude de la baie.Comment résumer Hanoï en un seul mot? Ah oui, peut-être: biiiiiiiiiiiiip! Concert incessant de klaxons, la capitale du Vietnam subit un trafic assourdissant de motos, de cyclos, d'autobus et autres taxis. Que devient le piéton, maillon le plus faible de la pyramide alimentaire du code de la route? Il se faufile tant bien que mal, se fait quelques frayeurs et rentre chez lui avec un bon mal de crâne. La circulation est presque aussi terrible qu'à Phnom Pen. Et la bonne nouvelle c'est qu'on doit rester au moins 8 jours à Hanoï pour raison administrative. D'abord pour étendre notre visa vietnamien (et oui déjà plus d'un mois qu'on est ici), ensuite pour obtenir notre visa pour la Chine. Alors comment fait-on pour occuper toutes ces journées dans une ville qui nous parait plus qu'hostile? Et bien en premier lieu on se fait avaler sa carte bleue par un distributeur HSBC. Entre coup de fil, attente du dépanneur, vérification d'identité dans les bureaux de la banque, ça occupe un peu. On circule dans la vieille ville, qui n'a vraiment pas la beauté de celle de Hoï An. A part une porte d'accès à la ville et la visite d'une ancienne maison commune je ne vois vraiment pas dans l'architecture pourquoi on appelle ce quartier vieille ville. On passe dans des rues à thèmes: chaussures, herboristes, forgerons, et à côté de notre hôtel dans le quartier touristique quelques échoppes de DVD. Mais me voilà presque devenu raisonnable je ne repars qu'avec 2 galettes. On fait tout de même quelques visites culturelles dans 2 très beaux musées: Le musée des Beaux Arts où l'on admire essentiellement des peintures de laques dont les sujets principaux sont la vie quotidienne et la guerre Américaine (Ici on n’appelle pas ça la guerre du Vietnam). Et le magnifique musée d'ethnologie ou l'on peut apprécier énormément d'objets sur les différentes tribus qui occupent le pays. Vêtements Mongs, instruments de musiques Dao, reconstitution d'une maison Thaï Noir (...) joliment mis en expositions et avec de très bonnes explications en français. On va également voir le spectacle populaire familial du Vietnam: le théâtre des marionnettes sur l'eau. La pièce se joue sur un bassin avec un décor en arrière plan où sont dissimulés les marionnettistes, qui grâce à de longues perches en bambou ou autres mécanismes font prendre vie à leurs pantins. Un petit orchestre composé de gongs, de vièles, du superbe et étrange instrument monocorde dan bau et de 2 chanteuses, accompagnent les paysans, buffles, poissons et autres dragons de bois. La pièce est assez agréable, conte des histoires de pêches, de récoltes et de fêtes. On consacre une journée pour aller visiter la pagode des parfums. La promenade en barque qui nous conduit au pied de la falaise ou sont situés divers temples et sanctuaires bouddhiques est vraiment plaisante. De superbes paysages de montagnes accompagnent notre embarcation. Malheureusement on est un jour de fête ce qui se traduit par une foule dense venue en pèlerinage. Puis, la montée vers le sommet aurait pu être séduisante s’il n'y avait pas eu tous ces commerces. J'ai l'impression de faire un marathon où il y a un ravitaillement Pas évident de trouver un cours de cuisine abordable (la plupart sont donnés par les grands hôtels) mais on tombe par chance sur un restaurant qui propose une classe sympathique et économique. On apprend à faire d'autres types de nems frits, ainsi que des rouleaux de printemps frais au poisson, un riz royal et un pudding à la patate douce gluant mais pas trop mal. Enfin Hanoï est tout de même le point de départ de la perle du Vietnam, reconnue 2 fois au patrimoine de l'Unesco: La baie d'Along. Comme la plupart des touristes, on réserve un package depuis Hanoï et on choisit l'option 2 jours/1 nuit sur le bateau. Après 2 heures qui nous conduisent au port d'Along on commence déjà à apercevoir les montagnes semblant jaillir de la terre comme des dents effilées. Je m'attendais à pire arrivé au port, mais même si près d'une centaine de bateaux attendent, le flot de touristes est raisonnable. Nous voici donc à bord de notre petite goélette accompagnés d'une douzaine d'autres touristes venant d'un peu partout. La chance est avec nous (si, si) le temps est plutôt clair et même si le ciel est blanc la visibilité est très bonne. On peut ainsi admirer cette mer verte émeraude parsemée de tous ses ilots. On retrouve des paysages qu'on avait découvert dans le sud Thaïlandais, magnifique! Selon la légende c'est le plongeon d'un dragon qui aurait créé le site, et c'est de cette histoire dont la baie tire son nom: Ha Long signifie "là ou le dragon descend dans la mer". Et il parait même qu'un Loch Ness local nicherait dans les eaux profondes. Les nombreux ilots cachent plusieurs grottes. Notre excursion s'arrête dans l'une des plus grandes et c'est assez impressionnant. Notre guide essaie de nous montrer des stalactites qui auraient la forme d'animaux ou de voiliers mais mis à part le "happy man" (je vous laisse deviner pourquoi) je ne vois que des cailloux... On enchaine avec une petite promenade en canoë autour de quelques iles. So prend les photos et moi je rame... Le crépuscule nous offre un splendide coucher de soleil sur la mer. La nuit est très agréable: bercés par les eaux calmes et bien à l'aise dans notre petite cabine. Le lendemain est consacré au retour tranquille au port. Installés confortablement sur les transats du pont, on admire une dernière fois les beautés impassibles de la baie. Encore une fois, les photos ne rendent pas pas justice à ce que nos yeux ont pu admirer. Nos visas en poches, nous voici parti en train-couchettes pour rejoindre l'ultime étape de notre voyage au Vietnam: Les montagnes et les ethnies du Nord-Ouest. April 13 Hué, la ville aux tombeauxEn levant la tête à Hué on pourrait croire que le ciel a été dévoré par les nuages. Et les nouvelles du Nord qu'on recoit par les autres touristes ne sont que pluies, brumes et froid... Les principales attractions de la ville sont sa citadelle et les nombreux tombaux des empereurs Nguyen éparpillés dans la région. Personnellement, nous n'avons pas vraiment été impressionnés par les vestiges de la citadelle, par contre la ballade à moto à la découverte de quelques un des mausolés des empereurs était superbe. On a commencé par la pagode Thien Mu, superbe édifice octogonale de 7 étages, construit sur une colline qui domine la rivière des parfums. Chaque étage est dédié à un Buddha différent. Moi ca m'a plutot fait penser à un jeu video ou l'on doit affronter un Boss à chaque niveau, un peu genre le "Jeu de la Mort" mais bon faut dire que je suis pas trop religieux... Je ne vous citerai pas tous les différents sites que nous avons traversés ensuite sur la route mortuaire des empereurs du Vietnam. Nous avons particulièrement apprécié le tombeau de Tu Duc. Rien à voir avec un simple caveau, le site n'est pas que la dernière demeure de Tu Duc mais un lieu ou il a également vécu. Immense, composé de plusieurs pavillons et palais (en même temps il en fallait de la place pour caser 104 épouses et autres concubines), le lieu, au coeur d'une forêt avec son petit lac, appelle à la zenitude. La tombe est elle-même impressionnante avec l'epitaphe de l'empereur gravé sur une stèle immense. Je m'y suis découvert une passion pour les toits (bin quoi So avait bien une passion pour les portes). De belles toitures ornementées de dragons, de carpes, c'est joli quoi! On décide de se mettre un peu au vert et de visiter le parc national de Bach Ma. Notre première journée y est très grise et on rebroussera vite chemin vers notre chambre après avoir subi la pluie et une "attaque" de sangsues avides de notre sang. Le lendemain on redescend les 1200m (montés en voiture la veille). Le temps est plus clair et nous laisse admirer de superbes paysages de montagnes envahies par la végétation. Ballade bien agréable bien que nous offrant quelques courbatures. Deux autres très bons souvenirs de Hué: D'abord la petite boulangerie ou l'on s'est régalé de pains au chocolat-bananes, brioches au chocolat, etc. Cette initiative participe également au développement d'un orphelinat et forme des jeunes au métier de boulanger, le magasin est tenue par de charmantes vietnamiennes qui parlent français. Ensuite M. Lac restaurateur sourd et enjoué du 'Lac Than'. Il nous a régalé de nems à rouler soi même avec des brochettes et nous a bien fait rire avec son 'ouvre-bouteille Kung-Fu': composé d'un simple bout de bois et d'une vis, il ouvre les bouteilles du même geste que pour casser des briques. Il offre cet instrument à tous ses clients étrangers et leur demande de lui envoyer des photos avec cet objet depuis d'autres pays. Ainsi il voyage un peu autour du monde. Gérant adorable et nourriture excellente, que demander de plus? Allez même si c'est pas le dernier post pour ce pays, voici le 3è quiz spécial Vietnam. J'espère que ce ne sera pas trop dur et surtout que j'ai pas fait de coquille dans la programmation. Petit conseil, augmenter la luminosité de votre écran pour la deuxième partie;) Amusez-vous bien: QUIZ3 April 06 Hoi An, la ville aux 2 visagesA Nha Trang on refait une petite étape plage. Moins étendue et plus peuplée que Mui Ne, la ville, avec ses nombreux hôtels, restaurants et autres centres de plongée parait être LA station balnéaire du pays. On profite de l'océan pour une ballade en bateau au cœur des différentes îles qui longent la côte. Armés de nos masques et tubas, on découvre des fonds de coraux colorés et de nombreux poissons. Après un concert de fausses notes avec une "batterie-bassine", notre équipage mouille un bar flottant et nous voici équipés de bouée sirotant un des vins les plus mauvais de ma vie. On termine par une visite de l'aquarium ou nagent requins, tortues, hippocampes... Sur les conseils du Lonely Planet, nous avons été visiter la galerie de photos de Long Thanh et avons eu la chance de pouvoir discuter avec l'artiste. Il était ravi de nos conseils sur le Cambodge car il partait pour visiter Angkor dans les jours suivants. C'est en Noir et Blanc qu'il voit Son Vietnam. On vous invite à découvrir ses superbes clichés sur son site: LongThanhArt. C'est avec notre premier bus-couchette qu'on rejoint Hoï An. Les premières impressions à l'arrivée à Hoï An sont assez floues et fouillis. Beaucoup de monde, essentiellement des touristes, qui circulent dans des rues étroites bondées de magasins. Pas très bon comme premières impressions! C'est d'abord tôt et ensuite avec patience que s'appréhende et s'apprécie Hoï An. Avant 7 heures du matin toutes les devantures des maisons sont closes laissant place à des portiques en bois magnifiques. A peine éveillée la vieille ville dévoile des demeures anciennes à l'architecture tantôt chinoises, tantôt japonaise, tantôt vietnamienne. Le port et le marché s'anime ranimant le passé marchand de la cité. Ensuite les maisons prennent vie, s'ouvrent à la rue laissant chacune apparaitre une échoppe différente (ou pas). Tailleurs, potiers, restaurants, vendeurs d'antiquités plus ou moins antiques, etc... dissimulent les beautés de la cité. C'est alors avec patience, en essayant d'échapper aux groupes, qu'on découvrent des temples chinois, qu'on visite d'antiques résidences ou la crue est montée jusqu'à 2m de hauteur, qu'on flâne sur le pont japonais et qu'on finit chez un tailleur... Vous feuilletez un catalogue, sélectionnez un modèle qui vous plait, ajoutez les détails dont vous avez envie, choisissez un tissu parmi les centaines disponibles et 5 heures plus tard tout est prêt pour les essayages et éventuelles retouches. Résultat? 2 costumes, un pantalon, 2 chemises pour moi. 3 pantalons, un tailleur, une robe, un haut et une ceinture en cuir pour So, le tout sur mesure! Maman, un colis de 8kg est parti pour la maison :) Là aussi j'en profite pour faire de la pub pour notre tailleur: adorable, patiente, de bons conseils, des prix honnêtes, c'était un vrai plaisir de retourner (tous les jours) au 154 Tran Phu, Hoï An Cloth Shop. Le soir la ville s'illumine de rouge, de bleu, de jaune. Derrière leurs robes de papiers, les lumières habillent les rues d'une ambiance tamisée et colorée et les vendeurs de lampions sont à la fête. A flanc de rivière on déguste les spécialités de la région: le délicieux Cao Lau, bol de nouilles plates, croutons, divers légumes et porc émincé. Et les savoureuses Roses Blanches, crevettes cuites à la vapeur, enveloppées dans une galette de riz. A quelques kilomètres se trouve le site de My Son, vestiges vietnamiens du royaume de Champa. Au cœur d'une vallée verdoyante entourée de collines et de forêts, le monument est magnifique. Etape majoritairement "shopping", Hoï An nous a séduit par l'architecture de sa vieille cité, ses mystérieux temples chinois, le charme de ses nuits colorées et ses mets raffinés. On finit en musique avec Hoi An: March 30 Après le soleil...On commence ce post avec nos felicitations à Pamoune. Non seulement prolifiques pour répondre à la question bonus, les parents de So ont reussi à trouver la solution: il s'agit bien d'un porte encens! Nous qui pensions que la question était vraiment difficile. On va essayer de trouver d'autes petites devinettes où votre imagination devra passer avant Google. Seb, mon poussin, tu m'as fait bien marrer avec ton histoire de tuba. Où on en est sinon? Comme je vous le disais dans le précédent billet après Ho Chi Minh, nous avons fait une petite étape détente-repos-farniente à Mui Ne. Des kilomètres de plages désertes, une mer à température de jacuzzi, un port superbe ou naviguent de beaux petits navires de pêches aux couleurs vives, des dunes de sables immenses où on s'est essayé à la luge de sable, je continue?? Sinon il fait quel temps à Paris? On a ensuite rejoint Dalat, un peu plus au nord, un peu plus à l'Ouest; du coup un peu plus frais... On a ressorti les polaires qui étaient restées au fond du sac depuis la Patagonie. Dalat, pastiche de Paris avec son restaurant "le moulin rouge" et son antenne téléphonique travestie en Tour Eiffel, offre de beaux paysages de montagnes et de forêts de pins. Paysages dont on n'aura que peu profité à cause de la pluie, pluies diluviennes qui transforment les rues en rivières de tous nos après-midis passés dans la ville. On aura tout de même bénéficié de nos matinées pour visiter le couvent ou une soeur très charmante nous raconte leur dévouement et leurs actions auprès des orphelins de la région. Un petit tour au marché ou on craque sur des fruits confits, spécialité de la province. Une ballade jusqu'à une pagode un peu récente mais possédant un magnifique jardin avec de somptueux bonzaïs. On fuit les averses à une vitesse effrayante sur les routes sinueuses direction Buon Ma Thuot. Dépassements à l'aveugle, crissements de pneus, maitrise du kalxon, le chauffeur du bus est le schumi local. En se regardant, vétus avec nos capes prêtées par maman, on a eu un flash, voilà ce que ca donne: Après une ou deux heures à Buon Ma Thuot, j'ai pensé à une phrase que m'avait dit David avant de partir: "y'a des moments ou vous allez vous dire: Mais qu'est-que je fous là???" La ville a zéro intérêt, et la fille de l'agence de tourisme démontre une motivation "j'ai abusé de Prozac" pour nous décrire les "à voir - à faire" des environs. Consolation du soir, on trouve un resto génial ou on doit nous- même confectionner nos rouleaux de printemps, les ingrédients sont délicieux, le repas tout autant. Loin d'être démoralisés, on loue un scoot pour se faire notre idée des environs, notre objectif étant surtout d'aller jusqu'au parc national Yok Don afin de se faire un petit treck en forêt. Arrivée à l'accueil du parc:
Bon légèrement énervé (surtout moi), nous revoilà en route avec pour objectif de se perdre dans les environs et voir si on tombe pas sur un coin sympa. On s'arrête 10 minutes pour observer un match de volley (nostalgie..) et on arrive par chance sur un immense lac où on assiste à la toilette matinale d'un éléphant avec son dresseur. Super agile, le bonhomme est en équilibre sur le pachiderme. Il lui demande de plonger, puis se déplace comme un funambule sur le dos de l'animal afin de lui frotter les flancs, l'arrière des oreilles... Instant magique et privilégié... On s'aperçoit qu'on est dans un mini Mirapolis local (mais si Mirapolis, vous vous souvenez ce parc d'attraction tout pourri qui a fini à l'abandon?). Pas de Gargantua, mais quelques éléphants disponibles pour une promenade. Devant l'affluence de tourisme (Aucun!!) on se laisse tenter par la ballade pas des plus confortables mais originales. Allez un dernier rouleau de printemps et on repart à la plage!!! March 23 What's your Nem???Bon après quelques jours complètement off à profiter de la mer, de la piscine, de la plage, des palmiers, du ciel bleu, des dunes de sable, etc... nous revoici. Allez j'arrête de vous faire du mal de toutes facons j'en reparlerai plus tard, ici on parle de Ho Chi Minh ville. Mais avant tout, le palmarès du Quiz voici les scores (les totaux):
Continuez, continuez va y'avoir des occasions de chambouler le haut du tableau. Donc nous voici a Ho Chi Minh ou plutôt Saigon, l'ancien nom semble avoir conservé la préférence des vietnamiens. Avec 7 millions d'habitants et 4 millions de scooter je m'attendais à trouver un beau bordel bien plus impraticable que Phnom Penh et bien même si ca grouille pas mal, le tout me parait plus organisé, plus réglementé aussi (belle invention le feu rouge), agrémenté de jolis et calmes espace verts, au final plutôt sympathique. Installés tranquillement dans un parc à observer un petit groupe qui joue habilement avec un volant, on se fait aborder par un étudiant qui a envie de discuter pour améliorer son anglais. Super sympa, il nous invite le lendemain à partager une partie de sa journée avec des amis. Ainsi c'est avec Long (dragon), Uyen (lever de soleil), Anh (pure orchidée) et d'autres vietnamiens au nom poétique qu'on a la chance de découvrir et faire un marché loin de tout tourisme, cuisiner quelques plats typiques, déjeuner et dialoguer. La plupart sont étudiants en tourisme et bien que timides au départ, ils sont contents de pouvoir pratiquer leur anglais ou leur francais avec nous. Bien entendu mon petit Xav on a pensé à toi, voilà ta recette: On passera nos autres moments dans les rues et parcs de la ville et un ou deux passages au marché Ben Tanh ou se cotoient vêtements contrefaits, nourritures, montres et artisanat un peu fade. Et pas de DVD!!! depuis le début du Vietnam pas une seule galette cinématographique, j'ai bien cru être guéri jusqu'à ce petit magasin tout près de notre hotel, 12000 dongs le film (acheté le DVD vierge me reviendrait presque plus cher) !! J'ai replongé... On a un peu joué de malchance avec les musées (jour de fermeture), le théâtre ou l'on voulait voir un spectacle de danse traditionnelle (pas la bonne semaine), les temples (après s'être perdus et galérés sous la chaleur pour trouver un charmant temple chinois on a pas renouvelé l'expédition pour en visiter d'autres). On a surtout apprécié le calme des espaces verts ou les vietnamiens viennent nombreux pratiqués du sport: le matin des petits groupes viennent s'adonner au thai cuq quyen (une espèce de Tai Chi) ainsi qu'un autre art martial avec un éventail, beaucoup marchent, quelques uns courent, certains jouent au badminton, plusieurs anciens font des exercices d'assouplissement et la nuit tombée, les jeunes couples profitent de l'anonymat de l'obscurité. Ho Chi Minh nous a fait également découvrir un plat typique: le Banh Xeo, une crèpe salée façon Vietnam, garnie de légumes, viandes et crevettes et que l'on roule dans une feuille de salade avant de la plonger dans une sauce légèrement sucrée et de déguster, un délice! Allez un peu plus de contenu. Tout d'abord un petit diapo "Ho Chi Minh by night". Bon j'avoue j'ai pris les photos plus pour tester le trépied que pour vous faire découvrir la ville mais bon le resultat est sympa, non? On a eu des plaintes comme quoi on nous voyait pas assez souvent en videos, qu'on était trop sérieux alors voici une spéciale dédicace pour ma soeur (la prochaine c'est la bonne) et pour Whyl. Au départ je voulais faire un autre plagiat d'une émission et puis faute de moyens techniques j'ai pas vraiment eu le résultat escompté. On espère que vous apprécierez, nous on s'est bien marré!! Enfin, on vous propose une question bonus pour le Quiz. On doute fort que vous trouviez la réponse mais bon faites preuve d'imagination. Une entorse à la règle générale: Repondez en Commentaires et non en Message Perso que tout le monde profite de votre fantaisie. Un extra 3 points si quelqu'un parvient à trouver la vraie réponse. Sur la photo suivante, quelle est cette option qu'on trouve sur certaines voitures vietnamienne? On vous a gaté là quand même, non?? Bon allez je vais me coucher, 2 jours que je dors pas pour faire tout ca!!! March 17 Vivre sur le MekongC'est sur l'eau qu'on traverse la frontière entre le Cambodge et le Vietnam. On traverse une multitude de villages à la lisière du Mékong. La tole a remplacé le bois sur l'extérieur des maisons, certainement plus resistante à l'eau mais moins séduisante. On avait entendu quelques rumeurs sur un accueil vietnamien plus froid que dans les autres pays d'Asie du Sud-Est, pour l'instant, sur notre bateau, il n'en est rien, adultes et enfants nous font de grands signes et crient des "Hello". Je pensais qu'on arriverait dans un petit village mais c'est plutôt une petite ville qui nous accueille à Chau Doc. On embarque dans une petite barque pour une promenade de 2 heures. Ramant debout dans son embarcation, la femme qui nous conduit dans les ruelles d'eau de ce village flottant est des plus gentilles: elle nous achète une sorte de gateau de riz-coco delicieux, essaie de nous apprendre à dire bonjour (pas facile, surtout avec les différentes appelations selon qu'on s'adresse à un homme, une femme, un enfant, une personne agée, etc..), nous emmène dans une maison ou les habitants élèvent des poissons et enfin nous guide dans un village Cham, petite communauté musulmane. On finit cette journée en 2 roues afin de rouler jusqu'en haut du mont Sam pour jouir d'un beau panorama sur les rizières vertes. Oui oui vertes!! Enfin... Contrairement à ces voisins, le Vietnam recoltent le riz 3 fois dans l'année ce qui offre aux touristes la joie de paysages verdoyants. A 2 heures de minibus (version Schumi) on rejoint Can Tho. C'est l'occasion d'une plus longue promenade en bateau à moteur pour découvrir les marchés flottants. A 2 dans notre petite embarcation on se sent privilégiés quand on voit passer des péniches remplies de touristes. Certes on se traine un peu mais on a la chance de vivre vraiment cette expérience unique. Des centaines de pirogues s'entassent dans un marché pour le moins original. Vendeurs exposent leur produits le long d'une perche et les transactions vont bon train. Ceux sont essentiellement des fruits et légumes qui sont marchandés mais parfois un petit canot se faufile avec quelques morceaux de viandes, une femme prépare des soupes de nouilles qu'elle vend pour le petit déjeuner, etc... On passe par de très petits affluents pour rejoindre une rizière ou quelques femmes coupent la récolte et les hommes font des fagots avec les brins. Puis on rejoint une production artisanale de galettes et nouilles de riz. Une pate est confectionnée à base de riz et d'eau, puis cuite comme une crêpe et enfin séchée au soleil pendant 2 jours. Une fois finie, la galette peut servir pour la confection des nems ou bien est finement découpée en guise de nouilles. Tout le processus a quelque chose d'ancestral, un spectacle magique... A Vin Long, on se sent encore plus privilégié: Il n'y a pas de touriste ici. Exit le bateau, cette fois c'est à vélo qu'on décide d'aller visiter les villages insulaires. La ballade est superbe, il y a des arbres fruitiers partout et à la portée de tous. Mangues, bananes, ramboutan, papayes... c'est un régal tous ces fruits exotiques et si peu chers sur les marchés. On se rend compte que finalement en France c'est presque un luxe de manger sainement. Je m'arrête curieux devant des anciens qui jouent à un jeu étrange avec des jetons sur lesquels sont gravés des symboles chinois. Ils nous invitent à les regarder mais on n'a pas reussi a comprendre les règles. Une petite recherche sur Internet (oui moi aussi je me fais des Quiz) m'apprend qu'il s'agit du xiangqi ou echecs chinois. J'ai trouvé un défi pour le Vietnam: apprendre ce jeu. Je vous laisse découvrir le delta du Mekong en images et en musique: March 14 Toutes nos videosAujourd hui j utilise un petit module de mon hebergeur de videos: Dailymotion.
C est joli et puis ca vous donne un acces direct a tous nos films et diapos. Retrouvez ce mur de videos dans la categorie intelligement nommee: Videos.
D autres sont en cours de reflexion et comme ici, au Vietnam, les connexions Internet sont plutot respectables ont devraient pas avoir de mal a les publier.
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